MILEMA ARTE

JULOS BEAUCARNE !...

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DE MEMOIRE DE ROSE 

 

De mémoire de rose
On n'a vu mourir un jardinier
Si rien qu'une pause
Ne peut vous suffire
Madame, laissez
Le temps s'étirer
Et sans le maudire, patientez,
Laissez-vous glisser dans le vent léger
Patience, patientez.

Si l'amour s'envole
Ne t'en prends qu'à toi
Tu as fui l'école
Pour le lit d'un roi
Si sa voile blanche
N'est plus que brouillard
Te pends pas à la branche
Dès qu'il fera noir
Te pends pas à la branche
Dès qu'il fera noir, car

Garde tout au fond,
Tout au fond de toi
Un vide, un endroit
Derrière les fêtes
Où poser la tête
Dans le vent du soir
Bercer ces vieux rêves
Même s'il fait noir
Bercer ces vieux rêves
Même s'il fait noir, car !

§

 JULOS BEAUCARNE 

 

LE DEBOIRE 

 

 

Puis c’est l’heure et du temps qui passent
Un jour qui part, un jour qui vient,
Pour à tout faire de la place
Même à la peine et au chagrin,
Et yeux déjà qui portent larmes
Pour le déboire qu’on attend,
Et fierté ici qui désarme
Lors plaie de cœur et plaie d’argent.
Mais Dieu alors et qu’on le prie
Sous des bougies par à peu près,
Et Vous que l’on salue, Marie,
Pour conjurer les sorts mauvais,
C’est de tous les jours de la vie
Précaires, graves, soucieux,
Dans la maison qu’on s’est bâtie
Que l’on se sent devenir vieux ;
Et trois coups frappés à la porte,
Voici qu’il est entré l’huissier,
Et trois coups frappés à la porte
Que la septième est de regrets.

 

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UN PAS VERS LA POÉSIE !...

 

TOILE_SODOMA_

Giovanni Antonio Bazzi, dit Il Sodoma est un peintre italien de la haute Renaissance.

" ... Il y avait d'ailleurs ue beauté cosmique étrangement apaisante dans le paysage hypnotique où nous glissions et plongions fabuleusement. Le temps s'était égaré dans les labyrinthes laissés en arrière, et ne s'étendaient autour de nous que les vagues en fleurs de la féerie et le charme retrouvé des siècles disparus - Bosquets vénérables, fraîches prairies bordées de fleurs automnales aux couleurs éclatantes, et de loin en loin petites fermes  brunes nichées parmi des arbres énormes aupieds d'à-pics verticaux couverts d'églantiers odorants et d'herbe des près. Le soleil même prenait un éclat prodigieux, comme si tout le pays baignait dans une atmosphère ou une exhalaison tout à fait exceptionelle. Je n'avais encore  rien vu  de pareil, sauf dans les perspéctives magiques qui forment parfois l'arrière-plan des primitifs italiens. Sodoma ou Léonard ont conçu de ces étendues, mais seulmenent  dans le lointain et à travers les cintres d'arcades Renaissance.  Nous creusions notre chemin en chair et en os à l'intérieur du tableau, et il me semblait trouver dans sa nécromancie un savoir ou un héritage inné, que j'avais toujours cherché en vain.  " 

H.P. LOVECRAFT 

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ALEP / SYRIE / LE MONDE !...

SAUVETAGE_ALEP

Ils ne sont pas armés ; civils sauvant d'autres civils pris sous les bombes, au péril de leur vie. Ailleurs, des hommes sont  postés pour fixer ces images et les porter devant le Monde, quand il ne restera plus personne. On évoquera le GÉNOCIDE SYRIEN. L'Histoire se répète parce que " les peuples élisent hélas leurs tyrans  " disait K. GIBRAN. Des scènes vécues par centaines, chaque jour. Des hommes et des femmes s'occupaient même d'un sanctuaire pour les  chats de la ville. Il a été rasé, bombardé ! Aucune aide, plus d'hôpitaux, un grand cri de douleurs et de souffrances monte d'ALEP pris dans l'étau ASSAD -POUTINE - et tous les futurs opportunistes

!...

 

EXTRAIT  DU JOURNAL LE MONDE 

 LE LIEN

http://www.lemonde.fr/syrie/article/2016/11/23/a-alep-les-habitants-abandonnes-sous-les-bombes_5036295_1618247.html

 

Il faudra rendre des comptes auprès des institutions internationales sur les exactions menées durant tout le siège d' ALEP. Lire cet Article et se poser les vraies  questions qui s'imposent  quant aux accointances futures des démocrates zélés. Au très haut niveau de la réflexion cynique, organique, technocentrée :  150 enfants tués en une semaine ne signifie rien ; on discute macro-politique internationale, futures alliances, très gros intérêts, reconstructions et marchés juteux  qui vont avec. C'est payant, plus sérieux, de circonstances post-électorales ! Les Alliances ne sont pas celles que Dieu passa successivement avec les hommes et leurs prophètes !...

Avant la guerre que nous connaissons actuellement, il y a eu la guerre civile en Syrie, les 200.000  victimes perpétrées par le régime ASSAD, soulevant l'indignation de tous les pays du Monde, exceptés les rapaces qui voyaient déjà l'occasion de se placer et de se situer dans ce conflit. Assad aura déchaîné tous les leviers qui l'eussent aidé à se maintenir au pouvoir, nous le savons ! 

Alors, pensez-vous bien, évoquer la mort de milliers de civils en plus ! Et de surenchérir en France sur le propos de l'alliance heureuse  avec Mr Poutine. Il en est qui n'ont pas de complexe, le vent en poupe, qui déjà se permettent ainsi de cautionner les horreurs et les massacres que l'on dénonce à ALEP, à l'ONU, partout dans le monde. Sort abominable que cette ville abandonnée et privée  de toute aide humanitaire structurée.

Ces politiques dont la suffisance et l'orgueil les placent avant les échéances sur le trône ! Aucune empathie, aucun discernement, sans compassion ;  le cynisme de haut  rang désormais oblige et rompt  au sensible ! Ah ! Le grand allié Russe, on se réjouit sitôt ! Mais au nom de qui ? La politique : l'engeance du ressentiment, implacable, impitoyable, érigée en système auto-régulé, asservi à tout ce qui le sous-tend et le fonde. 

A Alep, l'enfer, une population prise au piège, des civils qui se terrent lorsque des barils de poudre et d'explosifs ravagent toute la cité, les quartiers, ne laissent plus aucun secours s'organiser, des morts parmi les civils par milliers.

L'HISTOIRE  

Devra rendre compte, témoigner de ces arènes urbaines où l'on massacre des enfants, des réfugiés, des civils, des vieillards ! Cela s'écrit sous nos yeux !  Pas de reportages ou si peu. Des photographes amateurs livreront un jour les fichiers numériques de ces atrocités. 

Nous, Occident, nous le savons, nous assistons à ces drames humanitaires comme à ceux de la Ville de GAZA détruite par TSAHAL Sioniste, ses milliers d'enfants assassinés. Les procédés sont les mêmes, s'exportent, font recette ; c'est ignoble !

Écoutons les émissions et les beaux-parleurs, tentons d'y retenir la moindre parcelle de compassion, de révolte, d'indignation face à ces exactions ! Mais non, rien, rien que des arguments de politique politicienne infâme entraînant avec eux un cortège funeste et froid d'analyses promptes à entériner les faits, à gloser sur les logiques, à justifier, la mine ampoulée et le teint graisseux, les stratégies internes et régionales d'un conflit qui revêt l'apparence d'une hydre à plusieurs têtes. C'est odieux, cela se passe sous nos yeux, tandis que des hommes,  dit-on, à la stature  de chef politique, serrent déjà la main des maîtres d'ordre donneurs de morts massives.

Nous avons, avec ce type de leaders, de sombres jours qui s'annoncent

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LA PIROGUE ET L'AMULETTE !...

 

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NOS ANNÉES GABON AVEC JEAN-PIERRE // EXTRAITS PLUS BAS

 

 

A  Joss et à Jean - Pierre, mon Ami 

Voici l'esquisse
d'une nouvelle, très gabonaise, à l'orée de la vie authentique,
d'une seconde naissance, depuis les brumes d'un songe exilé ...
Un balcon, une vire qui se méritent entre fugues et bac philosophie. 
Des heures de sèches mémorables, toujours punies de travaux
d'intérêt collectif ; et quelles corvées innommables, 
dans les bas-fonds d'un lycée africain, dont je tais les détails,
juché entre la brousse Librevilloise et l' Estuaire glauque des crues !
Enfance particulière, brinquebalée d'un pays à l'autre.
Alors, à l'enfance qui sommeille de plus en plus en nous,
au souvenir qui toise et se moque du temps pressé
d'en découdre avec la matière et l'éphémère !...
Assez de digressions, rejoignons les champs ivres de chants
ces années fleuries, enfouies quelque part, que la silve
primaire comble de  poésie. Aux adolescents de toujours !

 


LA PIROGUE ET LA PETITE AMULETTE

 

L'amulette aura été fabriquée alors que nous parcourions,
l'Ami et moi,
les pistes et les rivages somptueux du Gabon,
il y a si peu de temps, quelques quarante cinq années !...
Signes d'un poisson qui se retrouve enfin,  après tant
de cauchemars, de péripéties, d'écueils, avec lui-même  ?

Je vous réponds donc depuis ma deuxième naissance,
très africaine ; la toute première fut marocaine.
Là-bas, vers l'Equateur géographique, le Gabon !
Qui l'eût un jour imaginé, entrevu ? Hasard ou nécessité ?
Une pièce rare de l'immense puzzle continental africain ;
j'y vécus autant d'aventures extrêmes que de folies
éminemment justifiées, incontournables. Paris sur l'existence !
Âme oscillant entre deux hémisphères,
qui planerait encore volontiers
vers la terrible ligne de convergence intertropicale
où naissent les tempêtes. Les  grains interpellent
l'histoire, la Traite infâme, l'esclavage en route
vers les Amériques qui bâtit le nouveau monde
en saignant, en versant toutes les larmes
du chant noir de la désespérance, des racines tranchées...
Et le Vendée Globe fuse, sans se retourner sur les forfaitures 
 qui jalonnent la douleur des mondes vrais  à jamais séparés  !

Les vents tirent fort au large. Les pirogues évitent
sur leurs amarres, pointent une dernière fois
le rivage perpétuel de leur étrave colorée.
Craintes sur les petits bancs de l'esquif ancestral
redoutant toujours le Pot au Noir dont on tait
le funeste sort réservé aux captifs rebelles
que l'on embarquait de gré ou de force,
à fond de cales, enchaînés puis malades ou de trop,
jetés par-dessus bord suivant les conditions du périple
à destination des îles du Golfe du Mexique.
L'Océan garde, insondable mémoire, le goût amer
des inhumanités  et du parjure, de toutes les trahisons.

Et pourtant !  Étranges appels que ceux des grands espaces, du sacré. 
A la rencontre des peuples de l'eau, du feu 
et de la forêt, d'une nature subjuguant l'illusion,
le mirage. Par les étendues infinies de la côte et des bois dérivants,
nous allions à perdre haleine, confondus, tandis que  nous
longions, l'Ami Jean-Pierre et moi,
une infime partie des rivages africains, tant de splendeurs
ainsi révélées, à bout de bras, de détermination ...!

Je demeurais à Libreville de l'âge de 14 à 19 ans,
grandissant entre l'émerveillement et la découverte.
C'est aussi sous ces latitudes que je devins citoyen
des Mondes, auxquels je voue un profond respect.
Je fus  conquis par une diversité qui
n'aurait d'égales que la vérité et la liberté réunies
autour d'un noble et même dessein de vie, de faits
remarquables, là-bas,
tellement prégnants, vitaux, parfaitement aboutis ...

Plus encore qu'une pensée, la vôtre, comme un geste
qui côtoie et ravive ce quelque chose réfugié en moi,
il y aurait déjà si longtemps,  qui demeure, tout autant immédiat.
Une attention qui inspire cette prose, pour un exil
un tantinet poétique, un tout tourmenté
bien souvent par ces questions sans âge
qui éclairent en définitive les chemins de l'existence.
Du fond des solitudes azurées
qu'il m'arrive d'emprunter avec émois,
tout en prenant de l'âge, renouer avec le passé
importe peu. Mais de recouvrer
les dimensions de l'instant numineux dont je fis
vers ces contrées d'exceptions,
le seul credo qui vaille nos détours et les risques
encourus de l'oser mettre en pratique...
Aucunement nostalgique, j'écris ce texte, comme il importe
de s'abreuver à la source du réel faisceau de la récompense,
non évaluable, juste tangible,
jamais quantifiable ou éphémère, qui nous gratifiait !

Quête d'inconnu, rejet du conformisme, du dressage primaire,
fascination de l’imprévu,
goût de l'improvisation maîtrisée, toujours est-il que ces élans
bien ancrés me définissent. Ils me ramènent
sur les berges lointaines de l'estuaire, du fleuve Kango,
vers la pointe Pongara et, plus au sud, le phare de Gombé.
Une pointe, un cap mythique où nous nous affranchissions,
l'Ami et moi entre audaces et aventures
initiatiques totalement irraisonnées .
Terres de désolation ou de dive complétude qui nous eussent
tellement fascinés et rapprochés de l'essentiel,
des habitants de ces contrées uniques et merveilleuseusement adaptés.

Vers le Nord - Ouest de Libreville, les Caps Esterias
et Santa-Clara. Destinations vers lesquelles deux intrépides
faisaient leurs armes d'apprentis-marins-pêcheurs. Ils y
délimitaient un terrain de jeux résolument dangereux,
dont les dérives relevaient de l'insolence et de l'impudence
juvéniles ... Mais aujourd'hui, je sais combien tout ce qui
échappait à la conscience se réfugiait à l'intime inexpugnable
de soi, en esprit, unitivement ...

Une pirogue gabonaise taillée à l'herminette, dans la masse,
naissait sous les badamiers et les filaos du bord de mer.
Issue d'un seul tronc, comme par magie,
la sculpture prenait forme sous nos yeux ébahis.
C'était là l'ouvrage habituel d'un un vieil homme, mené
dans la parfaite égalité des heures du jour et de la nuit .
Un sage, le visage bistre foncé, buriné, véritable icône
des latitudes équatoriales, de l'Afrique dite Noire,
s'affairait, inspiré par le chant des vagues et des oiseaux !
Il tenait, pour son très jeune ami blanc, la promesse
qu'il lui avait faite, avec une touchante application.
Telle était l'expression de ces richesses que l'on aune pas
aux vues de l'éphémère, à l'argent, aux besoins futiles
d'une adolescence expatriée, plus soucieuse
de se cramponner aux modes, aux clichés en cours
et prisés de la lointaine métropole.
Aussi avions-nous accepté ce viatique avec une joie
indéfinissable !
Griller nos premières cigarettes près de lui,
s'émerveiller de la précision de ses coups portés
au bois tendre, le vol des copeaux d'okoumé sur fonds
de grandes marées, de chasses, le chant fredonné
des piroguiers valaient alors gages d'un savoir
ancestral immuable.
Voilà qui exaltait l'existence des deux " petits
blancs d'Afrique ", dès lors investis à bord
d'une embarcation très couleurs locales !

Mue par un très vieux moteur, révisé pièce par pièce
en présence de l'Ami Jean-Pierre, la pirogue devint
un merveilleux outil d'exploration du pays et de randonnées.
Nous découvrions les rivages d'une terre livrée
aux barrissements des éléphants, à l'errance bruyante des phacochères.
La litanie de la longue houle, l'Atlantique Sud
berçaient nos folies nocturnes, à quelques
milles de la côte sauvage plongée dans l'obscurité. 
Les animaux de la brousse entonnaient le chant de la canopée.
Le choc des billes de bois qui s'éperonnaient, soulevées
par les épisodes de marées, tonnait, emplissait les lointains.
Et la pêche à la daurade commençait, une fois à l'ancre,
immobilisés, suspendus que nous nous trouvions
au-dessus d'un imposant plateau sous-marin...
Quelle trace infime dans le ciel
des créatures marines se mettait alors à danser
parmi les étoiles, au clair de lune bienfaisant !
Comment l'imaginer sans craindre le pire,
lorsqu'en dessous croisaient de très gros poissons ?

Et quand  le moteur ne s'imposait pas,
les jours sans le sou, il fallait descendre l'Estuaire,
au rythme du jusant pour revenir avec le flot,
à la force d'une simple pagaie mouvant sur de longs bords
la lourde pirogue et son chargement de fortune.
Les ampoules s'en prenaient aux doigts, à la paume
des mains rendue à vif, quand ce n'était pas une crise
de paludisme ou de " Dingue " qui terrassait les braves,
tapis sous le roof, au fond de la pirogue, baignant dans le jus
d'aloses, ( grosses sardines des estuaires ),
la mèche de cheveux naturellement laquée et collée
au front par les baves poisseuses du butin,
la tête reposant entre la raie pastenague et le rouge
du Gabon dont il ne convenait pas de croiser le regard vitreux !

Une fois en mer, le vent de terre sollicitait fortement l'unique
amarre que nous observions avec inquiétude. Le filin
plongeait profondément en emportant le faisceau phosphorescent
du plancton qui l'entourait. Vertiges ondés de la cécité  !
Allait-il se rompre, allions-nous chasser et ainsi
nous perdre au large ?
L'émergence de la vie sous-marine,  
dans toute sa splendeur irradiait le monde du silence.
Soudainement, des bruits étranges
surgissaient ; nos regards se croisaient, à peine visibles,
d'une extrémité à l'autre de la pirogue,
dans la pâle lueur tremblée de la lampe à pétrole. Une masse
mouvante se signalait à la surface en abandonnant un
imposant remou, un bruissement qui écorchait la nuit.
Nous prenions conscience des profondeurs
qui distançaient du rivage, comme des dangers de la barre
qui nous eût définitivement absentés en cas de retournement...
Une redoutable zone de rencontre entre les eaux limoneuses
de l'estuaire et le flot des vagues de l'océan ; Il reprenait ses droits,
sur une mer hérissée, fantomatique, au gré des courants,
lorsque la pirogue volait et ne tenait l'équilibre et son cap
qu' en fusant de crêtes en crêtes d'écume. Elle s'appuyait  
en sautant  d'une  vague à l'autre,  souvent invisible...

Au petit jour, il fallait rentrer, naviguer au diapason
des coups de pagaies redoublés de nos compagnons
pêcheurs togolais et guinéens. Des marins aguerris
qui glissaient entre lames et rouleaux, au ras de la dune.
Nous les regardions manier avec art leur coque effilée,
pour ne pas chavirer. Leçons de choses,
sciences appliquées, dynamique des fluides !
Une joie intense allait l'amble des vagues qui
déroulaient en soulignant un épais cordon lagunaire,
au sable de lune étincelant de clarté, immaculé !
La nuit avait été vaincue, devenait un intervalle
désormais palpable,
dépossédée de toutes les peurs de l'enfant.
Mais de l'Océan, à la fois craint et fascinant,
indéfinissable, immensurable, maître de tout,
seul référent à considérer à l'orée du sacré,
qui octroyait et rendait à chaque fois la vie !
Qu'en était-il vraiment, comment, pourquoi ?

Nous en étions certes revenus, depuis la veille
au soir, après tant d' heures passées à bord, sans étoile.
L'orage équatorial accourait de si loin, avait une fois
de plus épargné le frêle esquif qui roulait.
Chaque échappée revêtait son lot d'insouciances !
Mais nous demeurions au-delà de tout, Un, unis
d'un bout à l'autre de ces aventures extrêmes,
acteurs autonomes, choisissant de n'avoir gardé à bord
que quelques paquets de biscuits ; frugal repas !
Ainsi d'opter en définitive pour le crin de pêche,
le mélange énergétique qui menaient tout droit
à la concrétisation de riches projets, réussis et
formateurs à souhait.
Concevoir dès lors le cours de nos évasions, indéfiniment,
hors du cadre et de l'habitude, devenait l'unique
possible qui eût valu autant de préparatifs et
d'engagements.
Évoquer la survie eût été impossible, gênant,
une entrave ; nous nous oubliions, impliqués
dans les méandres de l'action,
une action rétive à toutes les formes de l'angoisse...

Il importait de progresser ; dépasser l'épreuve,
tendre vers quelques harmonies que nous sentions
à portée de la main, là où la mer rejoint le ciel,
où le temps fluctue ainsi que toutes hypothétiques
visions de la naissance de l'univers, des exoplanètes.
Certes, le nôtre était comme circonscrit,
soigneusement marqué sur la carte marine de l'époque !
Un cercle d'actions qui valait tremplin
pour une acception, une interprétation des mondes
qui ne souffrait plus d'artifices. Limites et marges de
manoeuvres qui abandonnaient une profonde empreinte
au plus intime de l'âme, douloureuse et apaisante
à la fois. Voie certainement initiatique.
Une empreinte à qui je dois bien souvent le fil
de ces mots, errant, comme éperdu
par le filigrane des pensées abandonnées au sillage,
tel un corps mort qui vous rive au port de fortune,
en cours de route, un dernier accord !
Nous laissions tant de joies à la dérive,
par-devers toute appartenance, tout modèle
qui un jour allaient brider, grimer l'horizon,
grevant durablement notre imaginaire audacieux ;
Des horizons dont on se dit qu'il peuvent être devant,
derrière soi, mais jamais figés, intemporels,
à la semblance immémoriale de la mer, de l'océan.
Un océan de souvenirs, d'images, de sourires
bons et joyeux, ceux de l'Ami, des hôtes
qui nous abritaient lors des pluies
diluviennes, à la saison humide, dans leur petit village
de huttes, de toits de tôles ondulées qui défiaient
la tornade et qui exaltaient le tumulte des averses
zébrées d'éclairs.

 

Lors de toute évasion, à court d'eau potable,
l'instinct guidait ses ouailles vers les tonneaux
de fers rouillés qui avaient recueilli les déluges,
les averses de la nuit équatoriale.
La chaleur était mordante et la soif obsédait, 
lancinant les papilles, gerçant déjà les lèvres.
Nous chassions alors les insectes qui nageaient
à la surface du gros fût pour y plonger la tête
toute entière, pareils à l'assoiffé au désert !
Quelle délectation que cette eau juste buvable,
un peu saumâtre, régulièrement renouvelée,
sur fond de liquides suris ! Instant de bonheur,
tourment étanché, nécessité enfin dépassée !
Vers la mer, allongée sur le banc de sable,
la pirogue rassurait, resplendissait.
Elle reposait sur deux billots de bois ;
la lumière était aveuglante, le soleil dardait
des rayons blancs aux reflets acier.
Qu'entreprendre d'autre sinon
dresser une tente improvisée aux côtés de l'esquif
providentiel, entre la lourde coque inclinée
sur son flanc galbé et les bords d'une vieille toile
de coton déchirée, maintenue par quelques bâtons
plantés dans le sable crissant, brûlant.
La nuit, une moustiquaire percée tentait de
prévenir les attaques des insectes voraces, des crabes ; espèces rares,
mutant au gré des saisons, de l'intensité des touffeurs
pesantes qu'exhalait la mangrove toute proche.
Pendant le sommeil, à la faveur d'une légère brise de terre,
les fours à poissons fumaient les chairs blanches
du dernier butin, soigneusement découpées en de larges filets,
lentement, jusqu'au lever du soleil.
Tant que la brise ne renversait pas, les senteurs
de la cuisson aiguisaient sans frein l'appétit féroce
des intrépides. Le village y  veillait, tout proche, rassurant.

Les péripéties dansent dans ma souvenance ;
où suis-je, qui suis-je, de quoi demain sera-t-il fait,
pourquoi ici, maintenant, seuls au-delà
des rivages du Gabon, vulnérables et
immortels à la fois. Nous aurions osé, risqué la mise
de l'émotion, de la mort, d'un espace-temps
dont il nous semblait parfois contrôler les flux
d'une énergie surnaturelle, indéfinissable ?
On se pose tant de questions à cet âge, en mer,
lors de cette transition primordiale qui de l'innocence
à la réalité est sensée ouvrir les bonnes portes !
Et c'est avec les années, le recul, le manque, la punition,
cette absence qui distance, que mûrit et s'organise
la frontière entre l'imaginaire et le réel, un pont qui
de l'un à l'autre permet de rêver sa vie,
avant que de la perdre un peu en se rangeant,
en se raisonnant à l'abri des lumières de la grande ville,
par trop de promesses galvaudées.

Tout est-il déjà écrit qui me vît avant, explorer les scènes
d'une autre dimension dont j'eusse été le promis ?
En aurait-il été ainsi, après mon retour du Gabon,
là où j'ai certainement laissé mon âme, suspendu
entre une histoire et sa probable genèse, le dénouement
inscrit quelque part, qui se doit d'être ou de mourir,
avec moi, en quittant ces havres qui furent les nôtres ?

Un masque Mpongwé, une poupée africaine :
quintessence des arts premiers ! Mystères de la sylve
 immensurable, de la mémoire
ici encore si vivante, prépondérante !
Une pirogue, la forêt dense et sa haute canopée,
tant d'essences musquées aux grains carmins et
ocres, le bois omniprésent, les milliers d'oiseaux multicolores
dont certains parlent si bien,
que l'on capture et vend jusqu'à leur disparition !
Le regard de ces femmes et de ses hommes vêtus de toutes
les couleurs de l'arc-en-ciel,
les marchés aux poissons et les criées mémorables,
délicieusement animées, les fabuleux palabres devant les étals,
le rire intarissable des pêcheurs, je ne laisse plus
de rappeler à moi ces moments de dents blanches, de sourires  et de pagnes bigarrés 
d'une rare intensité, d'échanges, de partages.
Car il faut bien aussi vous dire que nous étions
de la grand-messe de l'Océan et de l'Estuaire
en vendant notre poisson ! Prix battant toute concurrence.

Il importait plus que tout de réamorcer le prochain
séjour en mer. Renouveler les crins épais, hameçons et
filins de bas de ligne, l'imposant lot d'aloses,
ces réserves d'appâts que nous emportions
dans une glacière remplie de pains de glace pilée,
le mélange pour le moteur et la nourriture pour
deux ou trois jours à emporter, le pétrole de la lampe
tempête, unique fanal à bord qui eût prévenu l'abordage !....
Ainsi, respectueusement de calquer les préparatifs
en fonction de l'alternance des marées,
des périodes de chaque lunaison, de la saison sèche ou des pluies.

Les réserves de carburant embarquées limitaient
le rayon d'action, épargnant la raison, le bon sens.
Nous serions-nous aventurés très loin, Port-Gentil, peut-être ?
Si la pirogue avait été plus spacieuse :  certainement ...
Pour y avoir si souvent pensé, combien étions-nous déçus de renoncer au périple,
dépassés par les contingences matérielles, les exigences
de l'aventure sans concessions ni compromis qui
pressaient le départ.

Elle s'appelait : " PONGARA ", elle était bleue et rouge,
très belle, comme les ballons, les petites voitures
des enfants. Nous l'aimions.
A l'avant, le guide avait installé un brise-lames
qui lui donnait une fière allure et l'élançait sur l'eau.
De ce poste, on observait, on scrutait l'antre obscur de l'Estuaire
sans être giflé par les embruns, durant la course folle
de la petite embarcation traditionnelle  lancé vers l'horizon brouillé des chaleurs.
Il était impérieux de prévenir toute collision
avec les grumes qui se détachaient des charrois de bois
lâchés en amont du fleuve par les forestiers,
qui dévalaient le large Kango, à la rencontre de l'Océan.
De nuit comme de jour, la vigilance était de mise, s'imposait...

Une Pirogue, une figurine gabonaise qui lui eût aussi valu
statut de mascotte, de porte-bonheur à bord !
Figuration, gri-gri Fang, sûrement, Bapounou ou Batéké,
Mpongoués ? ...
Nous étions jeunes. Âmes généreuses qui se livraient
aux fruits des rencontres, de la toute première passion,
entre une nature originelle et le socle commun
des valeurs humaines que les villageois transmettaient
sans aucune retenue. Tant d'ethnies de la mer et des îles
que les vents joignaient, regroupées autour de villages
aussi propres que beaux, adornés de filets multicolores. Tout y évoquait le labeur
et l'accomplissement de l'essentielle simplicité.
Ainsi, chaque détail avait sa place dans la complétude et l'harmonie
d'un dessein impérissable et chaleureux dont nous étions accords...

 


Je vous le dis encore une fois, à vous qui me lisez ici:
j'aurai écouté, aux confins de ce pays de légendes, le bois qui chante,
le murmure de la source courant sous l'humus épais
des forêts, le silence inquiétant des marigots,
la complaintes des piroguiers
traversant un bras de l'Ogooué,
à Lambaréné,
qui louaient encore les miracles d'un vieux Docteur
épris de vie, de respect de la vie,
investi entre humanisme et mystique. Révélations
d'un exil prodigue et bon à la fois.
Magie de l'Océan et des marées
que la lagune invite, au coeur de la mangrove flamboyante.
Et quand il nous était donné la chance
de croiser le quotidien des pécheurs,
leur village posés sur un croissant d'astre étincelant,
éminemment conçu et entretenu. 
Que d'émotions rejoignaient alors  les langueurs
de l' infinie beauté, tant de solennités !
Un essaim de pirogues égayaient le couchant.
L'Océan nous apparaissait derrière le filigrane des filets.
L'ombre de l'artisan  tissant encore et toujours la chaîne et la trame
de ces jours intemporels

 

...

Pour vous, ce petit texte en guise de modeste nouvelle,
près de ma pirogue, sous le regard énigmatique de la forêt,
de la petite amuluette, désormais fétiches !
Quant au chant de l'Océan,
il m'est encore et parfois donné la joie de le parcourir
avec les puffins, les dauphins, autant qu'il m'en prend l'envie
séduisante de croiser, de mettre le cap sur la Croix du Sud, au terme de la route.

A bord d'une enfance africaine, avec mon Ami, ce brin d'éternité, 

souvenirs

dont je vous offre l'humble et modeste évocation,
avec le coeur des petits nomades - aventuriers que nous
étions ! Deux petits objets que le destin rassemble et lie à l'âme du rêve ...

§

MARIN DE TOUJOURS

En toute première Ecriture et à suivre ..!

Corrigé à 18h30 + ce 27.11.2016 23 h, encore à revoir, sans certitude, aucune ! L'école et trop loin,  " ce qui est important est invisble pour les yeux " ! alors des fautes ... à bord de la pirogue !

 

DSC04759

Ci-dessous, Otor, dans la Pirogue, notre ami et aide de bord très précieux ; il savait nous mitonner de bonnes soupes de poissons. En fait, du rouge fraîchement péché, du Pili pour relever la cuisson dans de l'eau de mer ...  !

C'est Pongara ... Arrivée à la Pointe DENIS, il y a 43 ans ! La Lampe tempête, le brise-lames devant, la glacière au premier plan ; peinte en bleu / vert , à l'intérieur et, rouge / Bleu sur la coque. Juste devant, le cordon lagunaire ; plus loin, l'entrée de la mangrove. Mer calme. 

Arriv_e_sur_Pongara

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ALEP / L'HORREUR RÉHABILITEE

SECOURS_ALEP_

Seuls quelques Photographes Syriens, pris dans la tourmente des bombardements, figent le drame, le conflit, l'horreur des massacres, pour l'Histoire, pour se souvenir. Il y eut les dévastations de la seconde guerre mondiale ! Aujourd'hui, c'est l'Orient, le Moyen-Orient,  avec plus de moyens destructeurs. Le Monde coalisé pour lutter contre Daech instrumentalisé, servant les desseins des Tyrans que la guerre, forcément maintiendra au pouvoir ! C'est l'horreur contre l'horreur. Le tout sur un  lit funeste de crimes odieux contre l'humanité ! La guerre, seul aveu d'impuissance, doublé de crimes contre une majorité innocente ; des enfants, des civils, des réfugiés. Un état de faits qui légitime les procédés de guerre impitoyables dont l'état sioniste se fait le principal protagoniste, modèle, emmenant avec lui désormais la Russie dans les mêmes stratégies et logiques destructrices. Quant à l'Occident, espérons que les attaques ne visent  que les positions militaires  du groupe Eiil et non des refuges  urbains d'enfants, de femmes, de vieillards tapis et terrorisés sous les gravats ! Les photos de ces journalistes improvisés feront témoignages ! Il faudra rendre des comptes sur les procédés utilisés, de Paris à Moscou, de New-York à Londres, de Berlin à ... ?  Quant à l'Eiil, il ne serait que le produit dérivé de menées obscures  ! A qui profitent tous les crimes et toutes les morts ? 

 

GAZA S'EXPORTE A TRÈS GRANDE ÉCHELLE / LE DRAME HUMANITAIRE 

 

On est en Syrie !  La guerre  conçue et menée version TSAHAL _NETANYAHOU fait recette, tue à très grande échelle, perpétue la grandeur de B. El ASSAD... Le Régime ASSAD et les RUSSES ne font pas dans le détail. Ils suivent le guide Israël. La France cautionne, rejoint les grands alors que 

Pouponnières, hôpitaux sont pris pour cibles, détruits !  On tient à éradiquer l'habitant, les gens du peuple mais plus encore : la vie à la source ! Cette engeance-là serait-elle aux yeux des bombardiers de la mauvaise graine  ? Et, tout comme en  39/45, à  éradiquer, que l'on nie et massacre massivement. Ce ne sont pas les chambres à gaz mais  les missiles téléguidés, terriblement destructeurs, aveugles, d'autres gaz plus modernes comme le CHLORE CHIMIQUE à grande échelle, malgré toutes " Conventions Internationales " qui est employé, pour " nettoyer " ;  horreurs ! ... Il faut tuer, le plus possible, ne rien laisser qui puisse se régénérer, civils ou pas, tuer, encore tuer, ceux qui n'ont plus la force de parvenir aux hôpitaux ravagés en rampant, atrocement mutilés ... Le droit de tuer à très grande échelle est aussi une forme de droit de véto des grands, à contre sens de l'éthique, de l'évolution, de la pensée ! 

LA HONTE

Mr OBAMA s'indigne, alors qu'il est sur le seuil de la porte ! Mr Trump se réjouit ;  le travail sera fait avant qu'il ne parvienne à la Maison Blanche. Quant à l'ONU qui crie  à l'horreur ! Elle ne fait que se laver les mains, agiter  ou réveiller quelques compassions dont nous fûmes les témoins lors des opérations Bordures Protectrices qui ravagèrent GAZA. La dernière en 2014 perpétra plus de 700 victimes enfants et 1800 civils laissant derrière le chaos sanglant, un nombre incalculable d'estropiés, l'effarement de toutes les ONG présentes sur le terrain dont MSF.

Quant à  la France des politicards, bien trop occupée par ses primaires, dont les joutes ridicules confinent aux pujilats du politiquement correct et  du " pousse-toi que je m'y mette "  : silence radio ! Là-bas, on frappe aussi et l'on ne sait toujours pas si les rafales touchent les mêmes cibles que nos nouveaux amis,  les Russes de Poutine alliés aux bourreaux syriens du régime tristement célèbre. On nous annonce que la France rejoindra Mr Poutine ; c'est terrible ! 

L'Armée Russe se refait une santé ! Avec V. Poutine, comment s'attendre à autre chose. Le profil de la Grande Russie lentement recouvre ses linéaments d'antan, étendus désormais au Moyen-Orient. La place est assurée. Assad reviendra, plus fort et impitoyable que jamais. Des marchés juteux en perspective. Après tout, States et Russie sont intouchables.

Et Bachar El Assad :  de pérenniser l'horreur, le sang versé, le massacre des civils et des enfants, appliquant parfaitement et avec la pire des cruautés le modèle de guerre et de guérilla que mène le chantre  sioniste du combat de rues, là-bas, au pays des Trois Temples, des Écritures Saintes, des Trois Dieux, sous le même Ciel, le même Soleil, si près des lamentations.

PARJURE SANGLANT ET MEURTRIER 

Oui, non seulement l'horreur mais la barbarie, la honte à ces tyrans et leurs affidés soucieux de se ménager d'ores et déjà des marchés, des alliances qui puent la mort, d'autres holocaustes insoutenables, qu'ils fussent à GAZA, à ALEP, contre des réfugiés civils, femmes et enfants.

La guerre est devenue totalement aveugle ! Il faut en finir... Alors ceux qui la mènent, " cassent des oeufs, font l'omelette ", les amalgames meurtriers passées en pertes et profits de l'histoire en marche, à contre - courant de l'évolution, qui se répète. Des amalgames répartis selon des logiques internes et calculatrices indignes de l'homme du XXI ème siècle, qui siéent aux dominants, à l'intransigeance implacable de leurs visées. 

IMPITIOYABLE

L'ennemi est accusé de se mêler  aux populations civils ! soit ... Mais aussi, quelle  aubaine ! frappons disent les sanguinaires de tout ordre, détruisons, ravageons, annihilons le chancre !... Oui, mais la réalité est bien plus tragique que cela, cache des zones d'extrêmes faiblesses, de terreurs, de souffrances intolérables, la géhenne du feu, un enfer au quotidien.

L'Orient pleure et saigne, l'Orient a depuis longtemps capitulé face à ce déchaînement de forces armées, cent fois plus destructrices que ne l'étaient les alliés en 39 / 45, le tout, sur des portions de territoires moindres, aux très fortes densités de civils réfugiés.

Oui, il y a et il y avait bien d'autres alternatives de paix, de changements à initier, pacifiques et conciliants ! Compromis et concessions sont des logiques que la paix décline et conjugue. En cas de recours aux options militaires, des choix qui eussent très certainement évité tant de massacres d'innocents, de civils car ils subissent un sort des plus atroce.

On ne peut vivre décemment, dignement sans l'évoquer, en parler ! La guerre version Netanyahou a de beaux jours devant elle, en Syrie, bientôt et à nouveau en Afganisthan, qui sait au Liban, ailleurs ! La vaste région sortira peut-être un jour de ce conflit aux causes glauques, aux vils mobiles, mais elle laissera des séquelles et des cicatrices qui ne se refermeront jamais, affaiblissant des territoires et des pays entiers.

Il est si facile de nos jours de parfaire la guerre losqu'on est pas capable de générer la PAIX, en souillant les  Trois Temples, meurtrissant le coeur même des grandes dominantes de la Pensée et de la Civilisation.

Quel spectacle donne t-on ainsi, quelles leçons tirer de l'Histoire que les Grands aujourd'hui écrivent sous les yeux éclairés de l'information planétaire  ! Éthique, Respect de la Vie, Dignité, Sagesse, Co-naissance, sont-ce là et  désormais des acceptions galvaudées, sans autres lendemains que les atrocités du feu ? 

Les répliques  aux attentats menés par les extrémismes les plus radicaux signifie t-il que des centaines de milliers de civils et enfants  doivent  périr durant des années ?  rétorsions ?  Imbroglio d'une geurre aux multiples causes et origines,  aux conséquences tragiques et incalculables  ?  Applique t- on la terrible loi du talion chère aux SS durant l'occupation, suite aux actions menées par les Résistants d'antan ? Un  SS tué valait 50 innocents au peloton d'exécution ! Ce funeste tableau à la vie dure au pays des inconditionnels aux cou raide ! ... 

Nous nous apprêtons à fêter Noël ! Que signifient désormais les temps forts de la spiritualité multi-confessionnelle-mondiale ? Peut-on  à la fois fêter, louer les dieux, au nom de la Création ? Clamer l'Amour, les valeurs humaines à partager sous le même Ciel. Vivre sous  la même Lumière tout en  co-habitant avec le sang, la misère, les feux diaboliques de la guerre ! Ce droit de massacrer l'enfant, l'innocent, le civil, celui qui se réfugie  face à l'horreur : mais dites-moi, au nom de quoi, de qui ?

FUNESTE AVENIR 

De tels faits et forfaitures ne laisseront plus jamais les mondes en paix, exaltant non seulement les guerres mais aussi exacerbant le commerce des armes à très grande échelle.  La pensée périclite, la déchéance se profile, la décadence est en marche...

Serions-nous assez fous pour dire comme un CERTAIN,   fraîchement  intronisé sur l'autel de la mort latente et patente,   que les armes étaient  un don,  une chance pour l'homme, un leg de Dieu  ?

Avec de telles dérives  de la pensée dévoyée, nous avons de beaux jours en perspectives 

MILEMA_ARTE

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Posté par MILEMA_ARTE à 11:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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