31 mai 2009
A CESARE ...
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Voilà, pour tes douze mois, ou Un An, un mobile tout en bois des flots, retrouvés après un long voyage, qui tournicote dans tous les sens au gré de la brise et des mélodies du zéphyr. Il est surement plus grand que toi et plein de petits félins virevoltent sur cet arbre à chats, qui je l'espère, égaiera le petit port de tes premières années.
Et pour les faire danser avec toi, il te faudra bien vite te mettre debout! Mais en attendant, tu peux toujours gambader à quatre pattes, entre Chats, c'est encore plus marrant....
Cristian et Caroline

Réalisation, Caroline
Acrylique sur " écorces flottées ", perles de rocaille, perles bois et décoratives, structure: bois flottés.
30 mai 2009
PENSEES DU SOIR ...
Aux premiers frissons de
l’aurore, je demeure, blotti tout contre un sommeil attardé, lourd et profond. J’émerge péniblement
et me réconcilie avec la vie, la dualité imprévisible de l'existence, dans les clartés convenues du petit matin. C’est à
chaque fois une naissance, une image immédiate, si différemment accueillie, qui
me porte sur les berges éveillées et caressées de mes sens. L’oiseau y chante l’aube, la brise
adoucit le lever du jour et les premières dentelles parent la surface de la mer. Je
n’ai de conscience curieuse et encore fébrile que la lumière tendrement bercée du soleil à travers
les rameaux d’oliviers, entre l'émoi des fleurs qui s'ouvrent.
Au réveil immémoré de
toutes choses, le long sommeil de mes nuits qui s’éclairent lentement, pousse à
chaque fois les portes d’un nouveau monde, celui sans doute où je déambule et me perds
d’actions en devenir, folâtres, sitôt oubliées. Il me semble revenir d’un ailleurs où
le temps n’est plus ou si peu de choses. Je reprends possession de mon corps, du concret en toute logique diurne. La nécessité comme de vagues hasards décident de
mes pas, de mes gestes et de ces désirs momentanément décousus, travestis en besoins, en obligations futiles et précipitées.
Au terme de chaque
révolution de la terre et du ciel, l’univers des rêves qui monte des
jours immuables, s’empare de tout
mon être, me convainc du voyage universel, imminent, libre et impalpable de
l’âme. Je me dissous dans la fin
de tout éveil, de toute réminiscence, au commencement ébauché d'une éternité sans retour, de cette éternité qui ne nous sera bientôt plus mesurée. A cet instant, j'en
recouvre le sens et toute la gravité avant de sombrer dans l'abîme, dans le royaume de l'image, délaissant toutes les déraisons et les simulacres du paraître...
L'âme,
cette pensée en conscience de mots balbutiés, brimés, s'extrait de toute contingence matérielle. Elle flotte, blottie aux creux labyrinthiques d'un silence
feutré; noyée d'obscurité, elle envahit l'espace, délie le temps, imagine d'autres durées. En un éclair, par la magie d'une voyance, elle s'octroie l'univers, l'essentiel, un tout, presque rien!
C’est une dimension
aux décors étranges, un théâtre de nous revisité, peuplés de défunts et d’acteurs inaccessibles - on les sait disparus - animés aussi d’apparitions
amènes, inconnues ou familières, que je partage dans le corridor éblouissant d’un au-delà
toujours entrouvert, presque accueillant !
J’y fais une brève pause
où coulent en abondance les années secondes. Je parcours en esprit l’élévation furtive et l’inattendu. Je vois la négation du réel, décidant déjà de toute absence terrestre. Une scène d'immortalité brièvement consentie apparait, peuplé des multitudes déjà emportées où veille un être cher, enfin retrouvé. Je visite l'autre rive...
Ainsi, lentement, l’existence s’achemine et s’habitue à ses états de non être fugaces, apprivoisés du vivant, aux apparences de petite mort, aux seuils redoutés, encore immobiles de tant d’horizons lumineux, de la destinée retrouvée, définitivement affranchie de tous les maux de la terre!
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CRISTIAN
Giorgio de Chirico, Rêves
CREATION DE MAI 2009
Celui qui entre par hasard
Dans la demeure d'un poète
Ne sait pas que les meubles
Ont pouvoir sur lui
Que chaque nœud du bois
Renferme davantage
De cris d'oiseaux
Que tout le cœur de la forêt
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RENE-GUY CADOU
Extrait, Hélène où le règne végétal
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Cristian, pour Milema-Arte
La Musique est la muse, la lyre de celui, de celle qui s'évade en imagination et ce voyage commence aussi avec les balbutiements de toutes créations, aussi modestes soient-elles...
J'aime chaque inflexion de la vague, les ébats de l'eau qui s'enroule et se retire tout autour du cycle de la vie.
VERSION COIFFEUSE, AVEC MIROIR...
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Cette composition regroupe:
Du Châtaignier et du Dibétou ( non flottés ), du Pin Làriciu, de l'arbousier,
de la Bruyère Arborescente, du Genévrier, du Teck, du
Padouk, du Pin, du Sipo .
Description
Ces bois ont été agencés tels quels, après les avoir ramassés en bord de mer, sans modèle, cela va de soi. Ce sont des espèces insulaires associées à trois essences exotiques.
Assemblées, collées puis chevillées, toutes les pièces ont un aspect vieilli, celui des moires du Bois Flotté.
Les Bois bruts ont été façonnés à la lime, au ciseau, au papier de verre, jusqu'aux petits taquets extérieurs, version marine. Les charnières du miroir sont en Teck et incrustées dans la masse de l'étagère.
Le tiroir central coulisse sur deux rails-guides, découpés dans un morceau de châtaignier; le devant du tiroir permet de ne pas les voir.
La poignée est doublement cintrée, permettant d'ouvrir le tiroir et de le tenir des deux mains.
Cet ensemble est destiné à être suspendu en étagère murale. Il pourrait être porté également sur un arceau, un support en bois de rivière.
Mariage osé des styles, Campagnards et Bois Flottés, déambulations à travers les subtilités et les inclinations de ces bois qui décident de tout, qui n'ont cessé de me guider et d'étoffer ces bien modestes idées.
Sans clou ni vis.
Sur la planche de l'ancien plancher de Châtaignier résonnent encore les innombrables pas des ancêtres et des enfants d'antan... Cette coiffeuse aurait plus de 300 Ans ! Période probable de la construction de la maison ancestrale que nous situons au fin XVIIè début XVIII ème siècle. C'est en enlevant les planchers du grenier et des étages que quelques traverses ont pu êtres sauvées. Le pin Làriciu ayant souffert des infiltrations d'eau. Quand je découvris la maison, je restai admiratif devant le vieux four à pain situé au grenier, aux briques denses et noircies. Le foyer écroulé, difforme et le large dôme du four m'apparurent dans la pénombre comme un visage sans yeux, comme pour défier les années qui emportent et délaissent tout derrière elles!
Je compris ce jour-là que j'avais une histoire, de bien fragiles racines et que j'étais aussi issu de ce terroir que nous ne devions plus quitter.
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**ASTUCES
Pour assembler, ne pas hésiter à travailler et à préparer les deux surfaces de telles sortes que le plan de l'ensemble ne réserve plus de surprise une fois collé et chevillé. Pour le petit miroir, qu'est-ce que je m'en suis vu pour y avoir inclu cette branche de Bruyère très tordue et surtout d'une dureté terrible!
Se dire aussi que chaque objet apporte son petit lot d'habiletés qu'il convient de ne pas laisser filer entre les doigts, comme le sable... N'est-ce pas cela, le plus difficile?
CRISTIAN, pour MILEMA_ARTE
29 mai 2009
VERSION ETAGERE, TECHNIQUE MIXTE...
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De longues heures à corroyer le bois, à oublier le temps, à meubler le sens des jours!
Voici une étagère à encoignures ( Assemblées en queues d'arondes ), avec tiroir ...
Elle vous sera présentée dans sa version finale
En coiffeuse, avec son miroir, dont vous apercevez les fixations à bloquants en teck.
Un petit projet qui a évolué au fil de l'eau abondamment versée...
Une visiteuse du soir, au bord du chagrin, est venue des rochers se poser sur les moires du Châtaignier, un bois qu'elles affectionnent tout particulièrement, qui abrite si bien les années et qui se vêt de moires !
C'est elle, qui vous dévoile cet ensemble Bois Flottés/Vieux bois.


Dim: 1.00 x 0.32 x 0.55 m
LES OISEAUX DE MER....
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Photos, Marco Bordin
Comment sillonner les flots, arpenter la falaise et le rivage sans voir, sans aimer les oiseaux de mer qui dominent l'espace, le vide et qui se jouent des coups de vent?
Je
pense très sincèrement qu'ils perçoivent nos émotions, nos états d'âme
et qu'ils s'invitent souvent, au large, pour les partager, les
accompagner. Goûteraient-ils avec le marin aux balbutiements des sillages et de la traversée ?
Les
Puffins sont très familiers, hospitaliers même quand ils évoluent au large. Ils s'aventurent avec
virtuosité dans des orbes, des ellipses et des acrobaties défiant tout entendement. Je
les observe, ils me guident sur les voies osées du déséquilibre, de
l'envol, de la navigation hauturière. Je n'ai jamais pu les approcher
du bord, ils ne côtoient pas aisément l'homme sur ses terres!
Les admirer et les contempler, dans le jeu et l'exaltation du vol affranchi est pour moi une manne du tout puissant. Dans le ciel bleu brassé de blancheur séraphique, ils disent la bonne aventure, ils chantent la joie.
Il
arrive que certains oiseaux me suivent; intimités des longues
distances! Entre solitaires, on se retrouve, on se sent bien... Une complicité
s'instaure entre nous dans la froidure grise et dépeuplée des tempêtes,
d'un jour affligé, d'une emprise enfin abolie.
L'oiseau se fait réconfort, présence, l' étincelle de vie au bord du gouffre. Et s'il s'avère d'aucun secours matériel en cas de fortune de mer, il œuvre peut-être avec nous vers l'issue favorable d'un sillage égaré sur l'océan. Nous mêlons ensemble ces bribes d'existences évadées, la douce chaleur d'un échange, d'une présence...
Un battement d'ailes et c'est l'azur qui s'ouvre profondément, un voyage qui fredonne déjà le port lointain et la délivrance. L'oiseau s'éprend des rafales, trace sa route sans effort porté par le courant d'air, double le cap hauturier aussi longtemps qu'un adieu agité au bout du môle. Et quand il lance son cri d'être libre, quand s'évanouissent ou reviennent les rivages qu'ils animent de leurs trilles joyeux, c'est un autre monde qu'ils annoncent au pèlerin, au voyageur et pour le marin.
Je
suis sur la mer et je ne vois qu'eux s'amusant et planant dans les
cieux, dans les zébrures du soleil levant, du couchant. Il me semble qu'ils
n'aient de ciels que la mer infusée d'étoiles au zénith du soleil. Dans le grand frais, la
mer se couvre de moutons blancs. Avec l'altitude, les vagues n'étendent-elles pas sur le grand lit des mers de merveilleuses étoffes lanugineuses? A la côte, la houle blanchit la mer de napperons de nuages lactescents que les oiseaux dominent, qui font aux ciels miroirs...
Ils
s'effacent la nuit redonnant aux immensités désespérées la prégnance
obscure des profondeurs abyssales, de la mer et du ciel confondus
d'éternité...
Images
de pureté emplies de légèreté inaccessible, mi-ange ou esprit de
l'onde, l'oiseau de mer apprivoise le chaos, dompte les dimensions
amoindries du réel, de l'espace. Il habite les bords de l'abîme, la
crête des vagues déferlées. Il niche au milieu de ces tombants accores
que seul le vol autorise, ayant pour balcon mille horizons et le grand
large, toute la mer symphonique. Il vit de vertiges translucides et
insatiables aux balcons embués d'embruns.
Grands
oracles des océans, l'oiseau sent, il sait le temps et en lisant son
vol, à ces retraites timorées vers la terre, à ces postures figées et
accablées dans le vent, le marin entrevoit le coup de temps, la pluie
et la marée, l'accalmie ou la renverse. Ils étaient de la marine à voile et du monde
de la mer, à la source de l'adage et des dictons populaires.
On le voit aussi et malgré lui complice des pêcheurs, trahissant les bancs de poissons, révélant les chasses de prédateurs qui précipitent leurs proies à la surface vers d'autres chasseurs implacables.
Et
sur le frêle esquif vélivole qui imagine nos mots d'amour, je m'empare
tel Icare de l'aventure ailée, pour vivre ce don céleste et la liesse
de tous les oiseaux.
La
mer palpite, la vague halète pour nos êtres emportés comme l'abeille
sur le pistil délicatement posée, s'enivre du pollen de tout un
printemps, voguant sur l'océan éthéré des fleurs et des parfums.
L'oiseau est une pensée chantonnée, immaculée de la nature qui s'envole pour dessiner le vaste ciel au-dessus de la mer, un univers d'errances à jamais convenues à la fin de toutes terres habitées .
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MARIN56, pour les OISEAUX
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(...) Ils sont plus de deux mille
Et je ne vois qu'eux deux(...)
ORLY, J. BREL
25 mai 2009
J'ARRIVE OU JE SUIS ETRANGER , L. ARAGON...
Rien n'est précaire comme vivre
Rien comme être n'est passager
C'est un peu fondre comme le givre
Et pour le vent être léger
J'arrive où je suis étranger
Un jour tu passes la frontière
D'où viens-tu mais où vas-tu donc
Demain qu'importe et qu'importe hier
Le coeur change avec le chardon
Tout est sans rime ni pardon
Passe ton doigt là sur ta tempe
Touche l'enfance de tes yeux
Mieux vaut laisser basses les lampes
La nuit plus longtemps nous va mieux
C'est le grand jour qui se fait vieux
Les arbres sont beaux en automne
Mais l'enfant qu'est-il devenu
Je me regarde et je m'étonne
De ce voyageur inconnu
De son visage et ses pieds nus
Peu a peu tu te fais silence
Mais pas assez vite pourtant
Pour ne sentir ta dissemblance
Et sur le toi-même d'antan
Tomber la poussière du temps
C'est long vieillir au bout du compte
Le sable en fuit entre nos doigts
C'est comme une eau froide qui monte
C'est comme une honte qui croît
Un cuir à crier qu'on corroie
C'est long d'être un homme une chose
C'est long de renoncer à tout
Et sens-tu les métamorphoses
Qui se font au-dedans de nous
Lentement plier nos genoux
O mer amère ô mer profonde
Quelle est l'heure de tes marées
Combien faut-il d'années-secondes
A l'homme pour l'homme abjurer
Pourquoi pourquoi ces simagrées
Rien n'est précaire comme vivre
Rien comme être n'est passager
C'est un peu fondre comme le givre
Et pour le vent être léger
J'arrive où je suis étranger
LOUIS ARAGON
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«Il y a plusieurs manières de se tuer :
l’une est d’accepter absurdement de vivre.»
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24 mai 2009
COIFFEUSE, 3ème étape...
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Les petits points sur le bois sont des fleurs d'olivier; je les laisse sur la photo et je pense à ce rameau posé contre mes peines, qui un soir, vînt à s'affoler, à s' agiter, à s'animer, sans le moindre souffle!!!
Le choix de ces deux morceaux de musique va à Papa, mais aussi à tout ce que peut représenter des Grand-Parents pour un petit fils, une petite fille qui entament leur voyage.
Il aimait la terre contrastée, les immensités du Maghreb, l' évasion, ô combien silencieuse et au long cours du bois ressuscité, de la lecture, des contrées lointaines et des choses simples, entre autres ...
C'est dans l'isolement et le recueillement que je lui dédie cette modeste pensée, à flots perdus.Je l'ai réalisée à l'ombre mesurée d'un olivier séculaire, en pleurs de fleurs après la floraison de Mai. Sous le joug des premières et lourdes chaleurs, la solitude est encore plus inconsolable. Combien de sillages habillent le passé d'où on ne revient plus ?
Nous sommes à deux pas de la maison, du deuil, et dans cette dure épreuve, le silence martèle la cognée des joies que l'on abat, soustraites aux jeunes pousses de la vie et du printemps!
(...) Étoiles poussières de flammes
En août qui tombez sur le sol
Tout le ciel cette nuit proclame
L'hécatombe des rossignols
Mais que sait l'univers du drame
La souffrance enfante les songes
Comme une ruche ses abeilles
L'homme crie où son fer le ronge
Et sa plaie engendre un soleil
Plus beau que les anciens mensonges
Je ne sais ce qui me possède
Et me pousse à dire à voix haute
Ni pour la pitié ni pour l'aide
Ni comme on avouerait ses fautes
Ce qui m'habite et qui m'obsède.
Louis ARAGON
...
On y est presque, quelques détails de taille pour terminer cette petite réalisation que je présente dans ses formes quasi définitives et brutes ( sans patine )
pour Milema-Arte
Une foule de petits riens à penser, à retoucher, à poncer, c'est le travail des bois flottés.
Je ferai des photos de chaque accessoire, dès la coiffeuse terminée, jusqu'aux fixations murales- à ce sujet, je dois trouver du vieux bois de teck en bord de mer.
Le Miroir devra basculer vers l'arrière, être donc amovible, réglable. Sur les côtés, deux petits taquets de marine, faits mains, l'un pour recevoir un futur petit abat-jour en bois des îles et
l'autre, pour y suspendre, mesdames, de beaux colliers....
**Astuce:
** Pour la feuillure du miroir, elle a été faite 100% ciseaux à bois et très coupant.
*** Pour la ligne et le "design", il m'a fallu habiller les équerres avec un objet externe ( taquet ) , deux petits tiroirs tout bois flottés ( pour boucles oreilles, barrettes, petits objets ) et deux petites étagères de coin assorties, ( poser un beau flacon ou objet décoratif)
**** Quant à la forme du tiroir, s'agissant d'une coiffeuse murale, je l'ai évasé vers le haut, donc diminué vers le bas afin de mieux se rapprocher du plan de maquillage de ces dames !
**** Enfin, se mettre aussi et un peu dans la peau des " dames" !!!
A suivre, Cristian
20 mai 2009
LE BOIS ET L' EAU ...

Fig 1
Le Bois flotté ayant séjourné en mer ( Fig 1 ) et sur le littoral semble avoir subi des transformations favorables, s'être davantage durci, au fil et au grain plus difficiles à travailler. Le soleil et les embruns ont une action vieillissante, et avec les vers marins, donnent cet aspect unique aux bois de bord de mer. Il est, une fois poncé, très moiré, voire satiné et du plus bel effet.
Brut, il se livre plus chargé d'impuretés et de poussières mêlés au sel et c'est pour cela qu'il convient souvent de l'apprêter.
On peut tout simplement le dépoussiérer et le lustrer avec sa patine grisâtre naturelle- tout dépend bien sûr des essences de bois-
Pour ma part, je vais chercher le grain, le retrouver au cœur, si le bois est atteint en surface. L'aubier est souvent magnifique.
Le Bois "d'eau douce" diffère, ( Fig 2 ) souvent d'aspect plus propre, déjà lavé et lissé. Issu des torrents, il a moins été exposé au soleil et s'assombrit. proche de zones plus humides, il risque de se dégrader plus vite et pour cela il faut le ramasser au meilleur moment et le tester. Il faut du temps pour qu' une pièce de bois sèche et ne "travaille plus"...
Ce bois peut être utilisé dans ses états multiples et bruts.
Le glacis de la peau des bois est parfois étonnants.
Le temps
mène la vie dure
à ceux qui veulent le tuer.
Jacques PRÉVERT
INSTANTS D' ÎLE ...
Isula idea 2
envoyé par testarella -
....
Le destin n'est pas une chaîne mais un envol.
Alessandro Baricco
Le monde aurait pu être simple comme le ciel et la mer.
André Malraux
Périple
A partir
de l'avenir
l'oiseau de l'instant même
trace l'itinéraire
du rêve et du plaisir.
Jaques PRÉVERT.
En
Musique, voici une énumération d'instants partagés avec la Nature, dans
la tourmente bigarrée des flots et des pensées, vers un ailleurs qui bien
souvent semble arriver au galop... Les vagues et les fleurs déferlent,
inondent le printemps, anarchiques et libres. Et au milieu de la profusion exaltée des couleurs et des parfums, chaque chose partagée trouve une chaleureuse destinée, une nécessaire complétude. La Nature est partout un enchantement dont elle
garde les secrets et en distille l' éveil.
En mer, en montagne et dans les campagnes, elle
orchestre avec munificence l'ampleur redouté du chaos et de fulgurantes
harmonies. Que l'homme est petit, dépossédé de cet esprit de totalité
et d'ubiquité que lui enseigne pourtant la Nature. Loin d' apparaître
dans le seul prisme de l'esthétique, la Nature caracole aux sommets des
mystères et de la réalité, régie par on ne sait quelles énergies et
attentions qui l'habitent en douceur et la déchaînent avec rage. La
fleur renait si près de vagues terrifiantes et l'oiseau joue avec les
violentes bourrasques. Les rochers et les nuages rejoignent les elfes
de la terre et du ciel. Sur une Île aux mille quais, aux rêves de voyages, la montagne
et la mer parlent le langage de l'eau, s'échangent en silence,
inlassablement leurs poésies profondes et éthérées. Et je vais sur la mer, dans cet univers vêtu de bleu où je ne me vois jamais, d'où je redécouvre aussi le monde ...
Cristian
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