Aurais-je laissé une empreinte auprès d'elle veillé l'amer
Le souvenir d'un regard doux fleurissant mes jours amers

J'ai traversé à m'en écarteler le cœur du destin
Ses vagues silencieuses et crénelées du petit matin

Jamais je ne l'aurais tant bercée
A l'aube du Verbe elle passa comme une pierre jetée

Parques ou géhenne ! la meurtrissure du mors
Au cheval entravé fou d'écume et de vent saigne encore

A ses côtés résonne toujours la cognée au bois de cœur abattu
Je l'ai perdue au puits couronné d'espoirs de sourires convenus

Ô démences ! Attentes qui blessez le silence
J'erre par le flot et la misère l'âme en souffrance

Lasse est l'espérance Les moulins battent de l'aile
Les coups de temps passent fendent les années frêles

L'antienne s'en est allée  par des sentes obscures
Notre rencontre n'était qu'un mirage L'aura d'un amour pur

L'improbable idylle à nos âges interdits
Une déraison que les lendemains écartèlent aux règles d'un jeu banni

J'écoute en boucle ces entrelacs mélodieux de racines
Où l'adieu et l'amour toujours se devinent

Un monde acéré me fait mal  De toi mes jours se fondent
Je n'entrevois guère de salut  Le fond seul de la mer féconde

Je l'aurais emmenée partout recouvrant en amont tant de mots à marier
A jamais nous n'aurions démérité  Ô mon île ceinte de myrtaies

 

"...Com'è una pitrata...", une pensée, une chanson de l'au-delà un jour offerte sur l'Autel consentant de nos silences : " Orma ! " , " Sagesse ", t'ai-je tant aimée ...

!

Aujourd'hui - 7.02.2012

21.06.2012

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