MANU DIBANGO, le Géant de la MUSIK LIBRE + JEAN - CLAUDE NAIMRO DU GROUPE KASSAV

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Imaginez un peu ce DUO INTERCONTINENTAL 

REGARDEZ, 

UN TRES GRAND MOMENT 

MERCI 

Difficile de Filmer entre les danseurs, le public transporté ailleurs, de ne pas danser aussi ... Observez la joie de Manu Dibango, quand il présente son Ami, JC Naimro ; Un solo magistral et planant, et juste à côté : 2 Saxo

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Jean-Claude Naimro et Manu Dibango, une poignée de main entre les siècles

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Solo magnifique de JC Naimro, à partager

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Je ne saurais ni ne pourrais prétendre cerner, circonscrire, évoquer en profondeur ces Artistes et leurs Formations Musicales  - Manu DIBANGO et Jean-Claude Naimro du Groupe Antillais, KASSAV, dont c'était le 30 ème Anniversaire -
Ils se sont présentés et réunis sur la Scène du XII ème Festival Porto Latino de San Fiurenzu, in Capicorsu le 8 Août 2010, en une seule et même soirée. Un événement tout autant inoubliable qu'inattendu, presque incroyable !

Et pourtant ... C'est à portée de la main qu'ils se sont livrés, avec une grande générosité, à un DUO remarquable et poignant de sincérité ; un Extrait que voici... Vous me pardonnerez le son, mon appareil basique ne put restituer la puissance des basses et de l'orchestre. Il fallait choisir, l'image ou le son ; j'ai opté pour l'image, si près de ces hommes, tellement attachants !

- Je vous conseille le casque et surtout de baisser un peu le volume !

Cette proximité chaleureuse, lorsque que le souffle de la vie et de la fraternité passe par ces instruments, comme par magie, reliant les deux rives fatales de l'Afrique et des Antilles, fut vraiment émouvante, même si la liesse et la joie éclairaient le visage des deux musiciens, et qu'un tout semblait combler, rapprocher.

Alors j'évoque ici mon ressenti, celui d'un adolescent qui vécut l'Afrique Noire de longues années, si près du Cameroun et de ces nobles Chefs Sawas - dont serait originaire la famille de Manu Dibango, au nord de Douala -
Images, évocations iconographiques qui appartiennent déjà à la postérité de l'Art musical, de la Culture, de la Musique sans frontières et de ces courants aussi éclectiques qu' irrémédiablement enfouis dans les racines et l'histoire d'un continent immense qui ne cessera jamais plus d'en rappeler toutes les richesses, les potentiels, les ferments lamentablement détruits pendant des siècles d'impérialismes.
Entre l'Afro - Soul - Jazz, Blues, les influences incontournables de Fela Anikalupo Kuti - Père de l'Afro- Beat - auquel Manu Dibango rendra hommage ainsi que Miriam Makeba - et les origines lointaines du Zouk, nous eûmes une soirée culturelle intense, bouleversante de sons et de lumières, de reprises et de rythmes endiablées, de compositions, d'improvisations, un cocktail chaud, interminable comme le " Live" nous gratifie souvent.
Quelle prestance, quelle tenue et quelle classe pour cet Artiste de 78 Ans, maîtrisant la scène, l'emballant à souhaits, sachant à tout moment communiquer et partager avec la foule son récital, le diversifier, lui donner tous les tons qui composent le spectacle, l'enrichissent et le caractérisent. Il nous confie être plus que jamais engagé dans un véritable " Safari Musical ", l'expression est bien la sienne, la préférant de loin à celle toujours redondante de la " World Music " , celle que l'on colle communément et sans discernement  à tout artiste d'origine étrangère !
La fin du premier concert, avant que ne se produise KASSAV, avait ces accents de départ, de mélancolie aussi ;  et l'on percevait tout autour de la scène une vaste et chaleureuse poignée de main, une étreinte se desserrer peu à peu entre le public et l'artiste qui devaient ne plus se revoir ; un soir d'été égaré dans les étoiles, près de la Citadelle, entre l'Afrique et les Antilles, au-dessus de la mer, au large des espérances de chaque homme de ce siècle témoin, dur et ténébreux.
Je rends hommage au Groupe KASSAV, qui dans une interprétation toute sublime, nous fit découvrir les origines du Zouk, d'une Musique imprégnée des rythmes Africains, aux Percussions jouées magistralement par un virtuose de l'Instrument. Un morceau culte, inoubliable, que je souhaiterais retrouver, où les voix et l'instrumentation rebondissaient merveilleusement et glissaient comme des pas de danse, une mélodie festive et emportée à la lisière de la transe, de l'émotion, de l'affection. Une composition à part, je dirais presque solennelle de légitimité et d'authenticité, comme si elle eût appartenue au registre ancestral et imprescriptible du Patrimoine, de la Race Noire. Et ils l'ont bel et bien interprétée de la sorte, dans la joie mais également avec une gravité qui ne trompe plus !
Et qui ne saurait rappeler ce que les Marins et Navigateurs nommaient dans le temps : " le Pot au Noir " ? l'Équateur Géographique, cette zone de convergence intertropicale, où lors de la Traite des Esclaves vers la Jamaïque et les Caraïbes, l'Amérique du Sud, les Négriers jetaient à la mer les indésirables, les rebelles, les hommes libres et désespérés qui à fonds de cales hideuses et abjectes venaient de tout perdre, se révoltaient.

Locution maladroite, réminiscence d'un passé honnis ou tout simplement description imagée du ciel bas et lourd de l'équateur, allez savoir ? Toutes les thèses ont leur part de vérités. Hélas! ... Mais je me révolte aujourd'hui de sourdre de ce passé implacable et sombre, exsudation rouge du sang de l'humanité, de cette humanité que nous habitons tous, quel qu'en soit l'époque, le devenir, les réminiscences que l'on souhaiterait enfin, toutes et tous un jour, heureuses et fraternelles

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Place aux Grands Artistes, à la Culture, aux Hommes libres



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Jacob Desvarieux

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CRISTIAN