L'astre fauve luit
Pour lui le jour sans soleil
Illunée est l’antre de la nuit
L'océan balbutie et s'éveille

Je suis las Face contre-temps
L'onde sombre  Qui s’éloigne
Et revient inexorablement
M'afflige et me soigne

Il n’est que blessures à penser
Illusions ou mensonges  Comment bâtir
Au bord de l'abîme  Pourquoi attendre
Quand gronde le repentir

Elle  Aura lointainement passée
Au vent Une espérance d'île
Et tant d'années damnées
Effeuille toujours une idylle

Entre naître ou mourir
Aux horizons azur
D’amour en épure
J'irai en la demeure  Dépérir

 Eclats de beautés révolues
Au plain chant des étoiles
Rendus  Tant de rêves déchus
Ont revêtu le voile
J'ai hissé les voiles

Sagesse  Et tes mots fleuves
Leurs promesses de rivages
A bord l’amour un visage
Au temps se sont liés et s’abreuvent

Les pierres ont roulé si bas
Abandonnant tumultes et ébats
Leurs tranchants autrefois brisés
Rendent à la grève nos douleurs lissées

Une lueur naquit
A l’aube de la nuit
Un sourire de lune
Veillait le mât de hune

Un marin d'infortune

.

A

.

17_04_2011_Mucchju_Biancu___Montilati16