La rupture comme un cri

En ses abrupts de falaises

L'élan d'une jetée

Epuisent l'adieu

Les Bouches déchaînées

Transcendent le silence ...

L'iris pers du Ciel perle

Un sillage  Impavide bordée

Aux champs profus de lin bleu

Engravent l'écho dolent

De la nuit perpétuelle

Le vertige rêve de voiles ivres

Que l'albâtre tourbillonnant

Indéfiniment reflète


Je le sais par trop  Sagesse

L'absence est un amer

Qui jamais ne se perd

L'absoluité de la mer

Le vol et la migration

M'en feraient-ils accroire ...

Marin concède au hasard

Le verdict inattendu des flots

Un port la vérité !

Entre ces Îles que l'azur ceint

Les vents fous l'ont abandonné

Une empreinte à jamais ondoyée

De ses liens profondément déliée

Dévoile quelques âmes orphelines

Une lumineuse Alliance

Aura passé

Délinée le vaste Océan


Amour


Il lui suffit de te croiser

De vagabonder  Sagesse

De La nommer  Mon Dieu !

Et ces regards convolent

Leurs ailes  palpitent

  A la rose des vents

Accourez donc jeunes amants

Et je n'aurais dit à toujours

Qu'une seule et vaine étreinte

Eût sacré le printemps

Si du plus haut des Cieux

Elle eût été contremandée

Et de cela je vous rends grâce

Anges sans nombre de la mer


§

1 ère Ecriture : perpétuité

l_enfant_et_la_colombe_robert_doisneau_1958

R. DOISNEAU

L'Enfant et la Colombe

§