L' INTAILLE
Un mystère de prunelle
Pupilles au coeur diluvié
D'un seul et même regard
Lorsque l'iris Cristallin
Ces joyaux Aigue-marine
Captent la lumière
Et gravent profondément
A la croisée des chemins
Mes vagues à l'âme de pèlerin
L'intaille d'une vie
Ne m'évoquez pas Dame Philosophie
Ces tourments en marge
De tout et de rien
Loin de l'être ou des siens
J'entendrais bien Sophia
Au-delà de la raison
Ou ces brins de consciences
Calvacadant aux nuits d'Idumées
Entre Orphée et Elsa
Enfin l'ultime cri
Serait-ce alors en vain
Rossignol Serin Vous
Qui accompagnez mes pas
Qu'un humble bâton guide
Et lentement gagnez les hauteurs
J'arrive aux pieds de la Source
Où nos âmes s'abreuvent
Et l'on y sent toujours
Un coeur palpiter Le paraclet
Tandis qu'un cantique sourd
Qui comme l'aure claire dévale
Un chant de source et de noces
Que les oiseaux clament
Ondoyant les monts et les vaux
Mille fleurs paupières livrées
Cillent aux baisers de l'abeille
Et l'eau court en chuintant
On entend vibrer joyeusement
Un violon dans les champs
Où l'herbe printanière
Archer des brises de vallées
Ondule et moutonne au loin
La transhumance commence
Moi l'éphèmère le prisonnier
J'évoque ici mes racines
Gethsémani un psaume
La terre des Oliviers
Et son fruit pérenne
L'Au-delà des mots
Logos
Mais le suint de la méprise
L'ancre lourde et sentencieuse
Des faux-pas à jamais
Condamne à l'errance
Les liens du sang
Ces aveugles
Qui ne veulent plus entendre
Et voir une fleur éclore
Aux doigts des cheveux blancs
1ère Écriture le 31.05.2012














































