Dis-moi, dissipe ces craintes qui enténèbrent le Ciel ! Fais que jamais ne meurt le chant des cigales et du rossignol, là-haut, vers les adrets que je regagne lentement aux premières lueurs du jour, vers la nuit essentielle où naissent les étoiles

... 

Va et marche entre les vieux oliviers
Au coeur des genèvriers de Phénicie
Là perdure le dessein de nobles racines
Que veille un regard de pierre impavide 


Les rais du soleil matinal infusent
Ce fol instant que musque le myrte
Et la brise vous emporte comme au temps
Des songes  de ce baiser à la source
Liant vos lèvres comme la mésange
Au chant de l'arbre confie sa couvée

!

 

DSC06468