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A Vous,  Orion !  quel soleil plus radieux par la nuit éternelle et le Solstice luit et resplendit

 

 

 

 

DELIVRANCE 

 

Il est nuit
Qui s'illune
Et marche avec moi
Si claire et si froide
Comme Orion au solstice
Ta peine est la mienne
Depuis cette main tremblée
En son âme
Qui me dicte
Ces humbles strophes
Sans rime
Ni artifice

Une compagne
Sitôt amie
Un message suffisent
Au jour
Qui vous rencontre
Bien au-delà des champs
De la mer
Des collines
Et nous livre
Aux rives lumineuses
De la poésie
Et des songes
Faiseurs de mondes

Vois un autre livre
A ciels ouverts
Il est le vôtre
A ces tendres années
A vos yeux
Qui éclot comme la fleur
Au détour d'un printemps
De l'absence
Quand c'est au bouquet
Des images lointaines
D'en révéler
Les plus belles stances

De ce lien
Que vous tissez depuis
Plus fort que le dénuement
Du silence
Chaque jour
Plus radieux
Presque étrange
J'en pressens les clartés
Touchant au chant
Au cri
A l'ultime d'une pensée
Tel un adieu

Pour l' amour qui vous borde
Comme la fille
Une mère
Avant que de partir
je dis
A tous vos mots en volées
La distance n'est rien
Car vous n'auriez jamais été
Si proches
En esprit
De Vérité

Et ce choeur là
Vibre et frémit
A l'unisson de l'écho
Au-delà des sens
Puissiez-vous
En dépasser le mystère
L'issue
Demeurer unies
Désormais
Rien n'aura changé
Ainsi en était-il déjà
En vous aimant
Au-tant
Depuis le temps des muses

Chaque mot
Revêt l'empreinte virginale
Du flot innombrable
Des étoiles
Louangeant à toujours
La nuit
Mélancolique
Et ses desseins
Mille petits Princes
Qui jouent
Avec de vrais liens
Trouvères errant
De rêves
En constellations

A toi que j'aime
Dont j'ai veillé un moment
Les spasmes ou le sanglot
Est-ce le tourment
La crainte de changer
De vire    Auprès d'elle
Qui malgré tout
T'absente
Je sais combien
L'azur m'est abyssal
Quand il nous rapproche


En moi
Qui ne suis pas encore
Toi
Flue comme vague
Le manque qui libère
Au seuil de l'instant
En cette éternité
Je nous recueille
Vous ayant ainsi devinées
Larmes de la source
Intarissables
Inséparables
Accourant vers la mer

 

Un croissant de lune
Paupière baissée
Sourd le philtre
D'amour
Liant Ciel et Terre
Prodigue et fécond
A la fois
Qui jamais ne tarit

 

§

MARIN QUI SUIS AVEC VOUS  DEPUIS L'AZUR ABYSSAL - Solstice d'Hiver, ma Nuit -