femme_qui_prie

La femme qui prie  

 

POÈME POUR DEUX GRANDS DADAIS 

 

Il ne sait pas combien  elle lui fait mal
semant pour le restant de ses jours
un vaste champ de solitude


Le manque et l'absence criblent
lui sont déjà ombres furtives
perfide présence
promptes à tout lui donner
tant qu'il demeure dans la rupture
consommée et le rapt
très-con-sensuel

!
Pauvre hère de coeur     sans autre absolu
que la foi travestie
cette foi qui repose   depuis et déjà   en paix
 deuil vivant con-sacré dont elle se réjouit
sous cape des effets pervers et du mal perpétré


La progéniture grandit trop vite
comme elle subit à quelques lieux
les affres et les manques
pernicieux de la privation
du lien irrémédiablement brisé
des années mortes à tout jamais


Il ne le sait pas encore  L'orgueil bactérien résiste
mais le germe    la mèche promet
un jour de mûrir
et l'abcès de crever et de répandre le pus immonde
des travers d'une nature vouée
à la division   à la discorde
au meurtre programmé des racines
dont la manipulation et le fiel
empoisonnent le cours de l'alliance


Elle se dit aimante mais il lui faut être seule
il n'y a plus de place pour le rival bâté 
et l'attention étrangère  qui vaudrait servitudes
et devoirs.

La femme accomplie gère
comme elle entretient le fossé 
les douves de l'inexpugnable bastion
de l'hypocrisie du mensonge de l'opprobre


Et leurs enfants vont aveuglés  par le vaste monde
des modèles et de l'oubli
privés des joyaux de l'âge
d'un passé d'une histoire d'une légende
qui les espèrent   tout proches
pour les  aimer tout simplement d'amour

Honte à ces deux grands dadais qui jouent les prolongations, gravent les prolégomènes d'une histoire sans fin et sans coeur, 

Honte à

FRIGG & WÖDEN

!

Au nom du Père

Pour le fils