IVRE_DUBOIS_RESTAURE_

 

En cours de sauvetage - du pain sur la planche - le but étant d'habiller  ce que l'obscurité et la psychose  auront  tenté de panser. Eviter que ce meuble à  souvenirs  ne s'abîme dans le tréfonds de l'oubli... C'était déjà un vieux petit projet, sans force, démuni, impressionné face au mur de l'obsession vague. Pensers vers les inconditionnels  "  d' IVRE DUBOIS ", Artisan du genre Minus  pour les grands dadais... Va comprendre, Charles 

!

 

 

Aurait-il seulement repris le ciseau  et le maillet ? Non, certainement pas ; c'est bien " Ivre du  Bois "  ou " Du Bois Ivre  "  qui s'exprime là en restaurant, en habillant une ruine  laissée à la merci et à l'abandon  d'une sorte de trou noir inter-psychotique aggravé... Le pauvre buffet des Vosges, coffre à jouets des enfants,  n'en finissait plus de se délabrer, là-bas, dans le fond d'un jardin satanique, peuplé  de cris et de jais cauteleux. Le vieil olivier ne donne hélas plus de fruits ; le climat en a décidé ainsi, je veux dire les décideurs éminemment formés à la destruction massive de l'étant.

L'ombre de ce vénérable compagnon ne parvient plus à rafraîchir les premières heures du matin où les prémices angoissantes d'une brise suffocante qui remonte de la carrière ignoble, innommable. 

C'est vrai que le commerce de la terre  a volé et pillé  le cours d'eau ; la vie s'est éteinte et ne chante plus... L'eau est aux petits jardins fleuris, au gazon gorgé de la propriété exclusivement privée et jalousement gardée, fermée. 

Il monte des vallons, de temps à autre, quelques pitoyables détonations qui achèvent d'excéder la  température de la mort vivante. C'est l'Ex-Île, dans toutes ses touffeurs estivales modifiées.

Alors, il  convient de s'occuper, de tuer un temps qui ne passe plus mais  qui  dure, rude et dur, comme à la mine, étouffant,  quand il faut pour  survivre, se calfeutrer entre les murs de pierres noires que les crues de l'hiver ont moisies. La chaleur, la canicule atteignent des sommets inégalés. Sortir, c'est se condamner à errer en faisant la queue entre mille voitures emmenées dans une ronde infernale. L'air marin transpire, colle à la peau, emmène  la poussière et la cendre abominables d'une terre exsangue,  privée d'eau depuis des mois, brûlée. Le CAC 40 se porte bien, le ciseau à bois peine, hésite à mordre le bois et moi, moi, je déteste l'air que l'on m'oblige à respirer. Il est interdit d'être essoufflé sous peine d'asphyxie et de brûlure pulmonaires ; merci Air-Pocalypse  ! 

Les avions s'en viennent et sans retournent dans un fracas d'accident, d'attentats ; je ne sais plus si je sue ou si je pleure. Ce que mes mains abandonnent à l'inutile sort de  " Ivre du Bois " l'artisan-mineur du fond de sa vie n'a plus d'autre  sens que celui des métamorphoses. Autant  dire qu'il me tarde de partir ailleurs, là où  l'on n'emporte pas l'outil, où l'instant s'étire et vacille d'un azur à l'autre, éternel, fulgurant, sidérant nos illusions perdues 

Institutionss, états, clans, infectes trusts, qui détruisez la Planète, " IVRE DUBOIS " me charge  de vous dire  qu'Il vous emmerde grave 

"  IVRE DUBOIS  " 

Pour 

MILEMA_ARTE