03 mars 2013

ALEXANDE POUCHKINE

LE POETE ET LA FOULE  Procul este, profani  ( Enéide, ch. VI . )   Sur sa lyre inspirée le poète laissait courir distraitement sa main et chantait. Alentour, vaniteuse,  la froide engeance des profanes l'écoutait avec hébétude.   Et la canaille obtuse discourait : A quoi bon ses chants mélodieux ? De quoi rebat-il nos oreilles ? Que dit ce chant ? Qu'enseigne-t-il ?  Pourquoi vient-il troubler nos coeurs,  cet enchanteur capricieux ?  Son chant, libre comme le vent,  est... [Lire la suite]
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11 décembre 2012

ALEXANDRE POUCHKINE ... EXTRAITS

  Il me souvient d'une école au début de ma vie. Combien étions-nous d'enfants insouciants ?  Famille espiègle et si diverse !   Une humble femme, pauvrement vêtue,  Mais d'allure majestueuse, Gardait l'école et sévèrement nous surveillait.   Quand nombreux nous l'entourions, il arrivait Qu'elle s'adressât aux tout-petits Avec une voie aimable et douce.   Un voile cachait son front. Je me rappelle ses yeux clairs comme le ciel... Mais je prêtais peu d'atention à ses propos.   La... [Lire la suite]
15 mars 2012

ALEXANDRE POUCHKINE ...

  Ne me les chante pas, ma belle, Ces chansons de la Géorgie ! Leur amertume me rappelle Une autre rive, une autre vie.   Elle me rappelle ton langage Cruel, une nuit, une plaine, Un clair de lune et le visage D'une pauvre fille lointaine.   Cette ombre fatale et touchante, Lorsque je te vois, je l'oublie, Mais aussitôt que ta voix chante, Voici l'image resurgie.   Ne me les chante pas, ma belle, Ces chansons de la Géorgie ; Leur amertume me rappelle Une autre rêve, une autre vie.  ... [Lire la suite]
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28 février 2012

EUGENE ONEGUINE - A. POUCHKINE - LETTRE ...

  31 ( ... )   LETTRE DE TATIANA A ONEGUINE   Je vous écris; voilà. C'est tout. Et je n'ai plus rien à vous dire. Maintenant, je sais, vous pouvez Me mépriser pour me punir. Mais vous aurez pour mon malheur Juste un petit peu de pitié. Vous ne m'abandonnerez pas. Au début, je voulais me taire. Croyez-moi : vous n'auriez  jamais Rien su de ce qui fait ma honte, Si j'avais pu avoir  l'espoir De vous voir dans notre village Peut-être une fois par semaine, Juste d'entendre votre voix, De... [Lire la suite]
23 février 2012

EUGENE ONEGUINE - A. POUCHKINE - CHANTS

 Voilà comme on perd huit années Comme on tue la fleur de sa vie CHAPITRE I   42   Belles dames du meilleur monde, C'est vous qu'il délaissa d'abord ; Il faut dire qu'à notre époque Le bel air est fort ennuyeux ; On trouvera certes des dames Pour commencer Bentham ou Say ; Mais dans l'ensemble leurs discours Sont mortels, quoique inoffensifs. Elles sont de plus si parfaites, Si hautaines, si raisonnables, Si dévotes sur tous les points, Si prudentes, si scrupuleuses, Si protégées contre les... [Lire la suite]
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07 février 2012

MATIN D'HIVER - A. POUCHKINE

  Grand gel et soleil, oh, merveille ! Tu dors toujours, charmante amie __ il est temps, belle, éveille-toi : ouvre tes yeux, indolemment fermés, cours au-devant de l'aurore des neiges, apparais étoile du Nord !   Hier soir la tempête mauvaise couvrait de nuées le ciel bas et la lune, tâche blême, était jaune sur fond noir, tu étais d'humeur chagrine, cours à la fenêtre et vois :   Sous un ciel de nouveau bleu la neige étale au soleil ses beaux tapis scintillants, seuls sont noirs les bois sans... [Lire la suite]
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03 novembre 2011

A *** - ALEXANDRE POUCHKINE

  Pourquoi se livrer avant l'heure à l'ennui et pourquoi le nourrir de songeries sinistres ? Pourquoi languir en attendant, craintif, le fatal moment des adieux ? Tu souffriras bien assez tôt ! Seul, face aux champs muets et vides, tu voudras te rappeler à toi le souvenir de ses jours que tu as gâchés, prêt à payer alors le prix de ta mort, de l'exil, malheureux ! un seul mot des lèvres chéries ou le bruit de ces pas légers .   ... [Lire la suite]
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13 septembre 2011

LES TROIS SOURCES

  Dans la steppe infinie et morne de ce monde mystérieusement trois sources ont jailli ; la souurce de jouvence, vive, impétueuse, s'épanche à gros bouillons, miroitante, chantante. Celle de Castalie offre une onde inspirée à la soif des bannis dans le désert du monde. La dernière, glacée, est celle de l'oubli, plus suave qu'une autre aux brûlures du coeur .   Alexandre POUCHKINE Poésies 18- VI- 1827 Page 82 - Editions Gallimard - Trad : Louis Martinez Page 82 .
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26 juin 2011

INCANTATION - A. POUCHKINE

  Ah, s'il est vrai, si dans la nuit, tandis que les vivants reposent tandis que les rayons de lune effleurent les pierres tombales, ah, s'il est bien vrai qu'à cette heure les tombeaux silencieux se vident _ qu'alors ton ombre me réponde : Léila, je t'attends, reviens !   Reparais, ombre bien-aimée, comme à la veille des adieux, pâle, froide, une aube d'hiver, défigurée par l'ultime souffrance. Reviens, sois l'étoile lointaine ou le souffle, ou le son léger, ou le spectre épouvantable, mais reviens !... [Lire la suite]
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25 mai 2011

ALEXANDRE POUCHKINE - 1833 -

  Que Dieu m'épargne la folie. Mieux vaut le bourdon, le bissac, le dur travail, la faim. Ce n'est pas que je tienne tant à ma raison : si je dois la quitter, bon voyage et bon vent !   Si seulement on me laissait libre, je courrais, léger dans la sombre forêt, je chanterais, ardent et délirant, je me perdrais dans les fumées de beaux rêves confus.   Je m'oublierais au chant des vagues, ivre de joie, je perdrais mon regard dans le vide des cieux ; je serais fort, je serais libre, tel l'ouragan... [Lire la suite]
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