23 novembre 2012

LE COUSIN PONS - H. de BALZAC

  Illustration Tony Johannot pour la Comédie Humaine ( ... )  Voici quel était le plan forgé par le vieil artiste en se sentant mourir. Il voulait enrichir Schmucke en l'instituant son légataire universel ; et, pour le soustraire à toutes les chicanes possibles, il se proposait de dicter son testament à un notaire, en présence de témoins, afin qu'on ne supposât pas  qu'il n'avait plus sa raison, et pour ôter aux Camusot tout prétexte d'attaquer ses dernières dispositions. Ce nom de Trognon lui fit entrevoir quelque... [Lire la suite]
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31 janvier 2012

LE LYS DANS LA VALLEE - H. de BALZAC

  Mes yeux furent tout à coup frappés par de blanches épaules rebondies sur lesquelles j'aurais voulu pouvoir me rouler, des épaules légèrement rosées qui semblaient rougir comme si elles se trouvaient nues pour la première fois, de pudiques épaules qui avaient une âme, et dont la peau satinée éclatait à la lumière comme un tissus de soie. Ces épaules étaient partagées  par une raie, le long de laquelle coula mon regard, plus hardi que ma main. Je me haussai tout palpitant pour voir le corsage et fus complètement fasciné... [Lire la suite]
29 novembre 2011

LA VIEILLE FILLE - H . DE BALZAC

  ( ... )  Quelques personnes pourraient croire que mademoiselle Cormon cherchait tous les moyens d'arriver à son but ; que, parmi les légitimes artifices permis aux femmes, elle s'adressait à la toilette, qu'elle décolletait, qu'elle déployait les coquetteries négatives d'un magnifique port d'armes. Mais point ! Elle était héroïque et immobile dans ses guimpes comme un soldat dans sa guérite. Ses robes, ses chapeaux, ses chiffons, tout se confectionnait chez des marchandes de modes d'Alençon, deux soeurs bossues qui ne... [Lire la suite]
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17 novembre 2011

L' ENFANT MAUDIT ... EXTRAITS

  A quoi comparer un être à qui les lois sociales, les faux sentiments du monde étaient inconnus, et qui conservait une ravissante innocence, en n'obéissant qu'à l'instinct de son coeur. Néanmoins, malgré sa sombre mélancolie, il sentit bientôt le besoin d'aimer, d'avoir une autre mère, une autre âme à lui ; mais séparé de la civilisation par une barrière d'airain, il était difficile qu'il rencontrât un être qui se fût fait fleur comme lui. A force de chercher un autre lui-même auquel il pût confier ses pensées et dont la vie... [Lire la suite]
06 octobre 2011

LE PERE GORIOT - H. de BALZAC

( ... ) _ Aucune de ses  filles ne viendrait ! s'écria Rastignac. Je vais écrire à toutes les deux. _ Aucune, répondit le vieillard en se dressant sur son séant. Elles ont des affaires, elles dorment, elles ne viendront pas. Je le savais. Il faut mourir pour savoir ce que c'est que des enfants ! Vous leur donnez la vie, ils vous donnent la mort. Vous les faites entrer dans le monde, ils vous en chassent. Non, elles ne viendront pas ! Je sais cela depuis dix ans. Je me le disais quelques fois, mais je n'osais pas y croire. Une... [Lire la suite]
17 septembre 2011

LES CHOUANS - H. DE BALZAC

( ... ) Ce psaume fut récité, suivant l'usage, par  les assistants et par les prêtres, qui disaient alternativement un verset avec une ferveur de bon augure pour le succès de la prédication. Lorsque le psaume des morts fut achevé, l'abbé Gudin continua d'une voix dont la violence alla toujours en croissant, car l'ancien jésuite n'ignorait pas que la véhémence du débit était le plus puissant des arguments pour persuader ses sauvages auditeurs. _ Ces défenseurs de Dieu, chrétiens, vous ont donné l'exemple du devoir, dit-il.... [Lire la suite]

31 mai 2011

LA RABOUILLEUSE - H . DE BALZAC -

  ( ... )  La lettre, en tremblotant dans les mains de Mme Rouget, accusait l'effroi de son âme et de son corps. La tante n'osa regarder son neveu, qui fixait sur elle deux yeux d'une expression terrible. " J'ai confiance en vous, dit-il, vous le voyez; mais je veux du retour. Je vous ai faite ma tante pour pouvoir vous épouser un jour. Vous valez bien Esther auprès de mon oncle. Dans un an d'ici, nous devons être à Paris, le seul pays où la beauté puisse vivre. Vous vous y amuserez un peu mieux qu'ici, car c'est un... [Lire la suite]
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30 mai 2011

LA COMEDIE HUMAINE - H. de BALZAC -

" Décrire la société dans son entier, telle qu'elle est ... cette immense assemblage de figures, de passions et d'événements ... "     Les Scènes de la vie privée représentent l'enfance, l'adolescence et leurs fautes, comme les scènes de la vie de province représentent l'âge des passions, des calculs, des intérêts et de l'ambition. Puis les scènes de la vie parisienne offrent le tableau des goûts, des vices et de toutes les choses effrénées qu'exitent les moeurs particulières aux capitales où se rencontrent à la fois... [Lire la suite]
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21 mai 2011

LE COLONEL CHABERT - H. DE BALZAC

( ...) Quelques temps après la réception de cette lettre, Derville cherchait au Palais un avocat auquel il voulait parler, et qui plaidait à la Police correctionnelle. Le hasard voulu que Derville entrât à la Sixième Chambre au moment où le Président condamnait comme vagabond le nommé Hyacinthe à deux mois de prison, et ordonnait qu'il fût ensuite conduit au dépôt de mendicité de Saint-Denis, sentence qui, d'après la jurisprudence des Préfets de police, équivaut à une détention perpétuelle. Au nom d'Hyacinthe, Derville regarda le... [Lire la suite]
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30 avril 2011

H. DE BALZAC - EUGENIE GRANDET - EXTRAIT

    ( ... ) Le vieux tonnelier contemplait vaniteusement les plumes roses, la toilette fraîche de Mme des Grassins, la tête martiale du banquier, celle d'Adolphe, le président, l'abbé, le notaire, et se disait intérieurement : _ Ils sont ici pour mes écus. Ils viennent s'ennuyer ici pour ma fille. Hé ! ma fille ne sera ni pour les uns ni pour les autres, et tous ces gens-là me servent de harpons pour pêcher ! Cette gaieté de famille, dans ce vieux salon gris, mal éclairé par deux chandelles ; ces rires, accompagnés par... [Lire la suite]
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