25 mai 2011

ALEXANDRE POUCHKINE - 1833 -

  Que Dieu m'épargne la folie. Mieux vaut le bourdon, le bissac, le dur travail, la faim. Ce n'est pas que je tienne tant à ma raison : si je dois la quitter, bon voyage et bon vent !   Si seulement on me laissait libre, je courrais, léger dans la sombre forêt, je chanterais, ardent et délirant, je me perdrais dans les fumées de beaux rêves confus.   Je m'oublierais au chant des vagues, ivre de joie, je perdrais mon regard dans le vide des cieux ; je serais fort, je serais libre, tel l'ouragan... [Lire la suite]
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24 mai 2011

LA LETTRE AU GRECO - EXTRAIT II -

( ...) C'est sur cette vision de l'homme qui résiste vainement à Dieu que le sommeil m'a pris et que je me suis abandonné sans résistance aux mains invisibles. La nuit que j'avais tant redoutée s'set passée ainsi, heureuse, sans rêves. A l'aube, reposé, je suis descendu dans dans la cour ; les moines se faisaient des signes dans le demi-jour et disparaissaient l'un après l'autre dans l'église ; je suis entré avec eux pour entendre l'office du matin. Je me suis tapi dans une stalle ; seules deux veilleuses étaient allumées devant... [Lire la suite]
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22 mai 2011

GEORGES ADAMOVITCH ... LA POESIE

  Non, ne le dis pas que la poèsie n'est que rêve, Pensée paresseuse et jeu entrelacés, Où nous séduit en respirant le génie léger Des songes rapides et des tendres consolations. Non ! vis longtemps ! aussi longtemps, réfléchis ! Pleure sur la tristesse terrestre et les reflets de l'amour, Sur les journées couvertes, la lourde matinée d'un lendemain d'ivresse.   Tout ça, garde-le en ton coeur, comme dans un filtre lent. Et peut-être que pour toi, vers la vieillesse sonnera l'heure De prononcer cinq ou six... [Lire la suite]
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21 mai 2011

LANZA DEL VASTO NOUS PARLE DE L'ARBRE BÔ ...

  . ( ... ) On l'appelle l'arbre Bô : le Figuier de l'illumination : c'est au pied d'un arbre de cette espèce que le jeune Gautama entra dans la délivrance d'où il revint par compassion afin d'en montrer la voie aux hommes ainsi qu'aux dieux et aux animaux. L'arbre Bô n'a rien d'un figuier, à moins qu'on appelle ainsi toute plante tropicale. Le figuier avec son bois gris tourmenté en trompe d'éléphant, sa large feuillée aux découpures chimériques vernissées par la face, terne et riche au revers, et montrant ses nervures en... [Lire la suite]
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21 mai 2011

LE COLONEL CHABERT - H. DE BALZAC

( ...) Quelques temps après la réception de cette lettre, Derville cherchait au Palais un avocat auquel il voulait parler, et qui plaidait à la Police correctionnelle. Le hasard voulu que Derville entrât à la Sixième Chambre au moment où le Président condamnait comme vagabond le nommé Hyacinthe à deux mois de prison, et ordonnait qu'il fût ensuite conduit au dépôt de mendicité de Saint-Denis, sentence qui, d'après la jurisprudence des Préfets de police, équivaut à une détention perpétuelle. Au nom d'Hyacinthe, Derville regarda le... [Lire la suite]
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20 mai 2011

VICENTE PRADAL - FEDERICO GARCIA LORCA -

!!! !!! C'est avec émotion et force de souvenirs chaleureux que nous présentons cette page dans Milema_Arte. Après avoir vu et découvert plus profondément de grandes oeuvres et recueils du Poète Federico Garcia Lorca, interprêtées magistralement par Vicente Pradal et sa Troupe de Musiciens venus sur l'Île de Corse à plusieurs reprises. Il ne manquait que Yerma et El Divan Del Tamarit pour parfaire un tableau de Culture exceptionnel. L'homme, l'Artiste est profond, touchant, si sincère et tout en lui reflète ses compositions,... [Lire la suite]

19 mai 2011

LE PONT DE LARMES - ADONIS -

 Un pont de larmes chemine avec moi se brise sous mes paupières Dans ma peu de porcelaine un chevalier d'enfance attache ses chevaux avec les cordes du vent à l'ombre des branches et d'une voix prophétique nous chante :   " Ô vents, ô enfances ! Ponts de larmes brisés derrière les paupières ! "   Mémoire du Vent Le charmeur de poussière Poèmes 1957 - 1990 Page 51 Édition : Poésie / Gallimard .
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18 mai 2011

TRAMONTANE

   TRAMUNTANA_   Solitaire ! mais que signent la rue ? Mille tours de portes closes Un bain de foule au coeur du néant Ces voies rapides et muettes Déchirant l'innommable saison  Les corridas bardées d'opprobres et de morts   Risque ou témérité, qu'importe ! La bordée hasardée vaut bien la déraison Au loin, un soupçon d'étrange, de crainte La certitude d'être déjà de l'autre côté de la con-science ...!   Des regrets, des remords ? oui, sûrement . Amer, non ! Mais que la candeur du jour ... [Lire la suite]
17 mai 2011

L'AGRESSIVITE DETOURNEE - HENRI LABORIT -

" ... Si nous résumons l'ensemble de ces connaissances que nous venons de schématiser, on s'aperçoit en définitive que la propriété réellement humaine est justement cette possibilité, rendue possible par le cortex orbito-frontal, d'imaginer de nouvelles structures. S'agit-il pour autant de " liberté " ? Il s'agirait plutôt d'un échappement à un niveau de déterminisme, pour entrer dans un autre déterminisme d'un ordre plus élevé. Il ne s'agit pas de choisir " librement " entre plusieurs solutions toutes déterminées, mais bien... [Lire la suite]
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16 mai 2011

SENTIMENT OCEANIQUE !!!

.   Partir au vent des Côtes et se confier au Ponant, à la forte Tramontane ! Quitter la terre pour laisser un moment bien des fardeaux sur la grève. Je cingle vers le large comme je hèle, en ce gouffre intime qui me ronge, l'absurdité prométhéenne...! Ce serait alors pour soigner un peu ma cécité ! regarder, contempler la terre, le rivage, la côte. Les voir du prisme lumineux et des fards transcendants de l'eau. Ces espaces figés ou dressés vers le ciel qui s'épuisent en aphothéose au coeur des flots. Admirer... [Lire la suite]