01 mars 2013

PAUL VALERY - CHARMES ...

  Par la surprise saisie,  Une bouche qui buvait Au sein de la Poésie En sépare son duvet :    _ O ma chère intelligence,  De qui la douceur coulait,  Quelle est cette négligence  Qui laisse tarir son lait !    A peine sur ta poitrine,  Accablé de blancs liens,  Me berçait l'onde marine De ton coeur chargé de biens ;    A peine, dans ton ciel sombre,  Abattu sur ta beauté,  Je sentais, à boire l'ombre,  M'envahir une clarté ! ... [Lire la suite]
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19 avril 2012

SINISTRE - PAUL VALERY ...

  PIECES DIVERSES SINISTRE   Quelle heure cogne aux membres de la coque Ce grand coup d'ombre où craque notre sort ? Quelle puissance impalpable entre-choque Dans nos agrès des ossements de mort ?   Sur l'avant nu, l'écroulement des trombes Lave l'odeur de la vie et du vin : La mer élève et recreuse des tombes, La même eau creuse et comble le ravin.   Homme hideux, en qui le coeur chavire, Ivrogne étrange égaré sur  la mer Dont la nausée attachée au navire Arrache à l'âme un désir de... [Lire la suite]
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29 novembre 2011

L'ELEVATION A LA LUNE - SONNET . P . VALERY

    P. VALERY - 1909 -     L'ombre venait, les fleurs s'ouvraient, rêvait mon âme ! Et le vent endormi taisait son hurlement. La nuit tombait, la nuit douce comme une femme Subtile et violette épiscopalement.   Les étoiles semblaient des cierges funéraires Comme dans une église allumée dans les soirs Et semant des parfums, les lys thuriféraires Balançaient doucement leurs frêles encensoirs   Une prière en moi montait, ainsi qu'une onde Et dans l'immensité bleuissante et profonde Les... [Lire la suite]
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05 novembre 2011

L' ABEILLE - PAUL VALERY

                                                                                                                     A FRANCIS de MIOMANDRE . ... [Lire la suite]
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12 août 2011

PAUL VALERY - EXTRAIT -

« Rien de plus original, rien de plus soi que de se nourrir des autres. Mais il faut les digérer. Le lion est fait de mouton assimilé. »      Allez ! ... Que tout fût clair, tout vous semblerez vain. Votre ennui peuplerait un univers sans ombre D'une impassible vie aux âmes sans levain. Mais quelque inquiétude est un présent divin. L'espoir qui dans vos yeux brille sur un seuil sombre Ne se repose pas sur un monde trop sûr ; De toutes vos grandeurs, le principe est obscur . Les plus profonds... [Lire la suite]
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28 janvier 2011

LE VIN PERDU - PAUL VALERY

J'ai, quelque jour, dans l'Océan, (Mais je ne sais plus sous quels cieux )Jeté, comme offrande au néant, Tout un peu de vin précieux...Qui voulut ta perte, ô liqueur ?J'obéis peut-être au devin ?Peut-être au souci de mon cœur, Songeant au sang, versant le vin ?Sa transparence accoutuméeAprès une rose fuméeReprit aussi pure la mer...Perdu ce vin, ivres les ondes !...J'ai vu bondir dans l'air amerLes figures les plus profondes ...Charmes - Poésies Pages 184 - 185Éditions Gallimard ( 51 è ) - 1943 -
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22 novembre 2010

LA FAUSSE MORTE

Humblement, tendrement, sur le tombeau charmant,Sur l'insensible monument, Que d'ombres, d'abandons, et d'amour prodiguée,Forme a grâce fatiguée, Je meurs, je meurs sur toi, je tombe et je m'abats,Mais à peine abattu sur le sépulcre bas, Dont la close étendue aux cendres me convie, Cette morte apparente, en qui revient la vie, Frémit, rouvre les yeux, m'illumine et me mords, Et m'arrache toujours une nouvelle mortPlus précieuse que la vie .   Charmes - Page 166 - POÉSIES        Édition... [Lire la suite]
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04 juin 2010

PAUL VALERY

Les pas Tes pas, enfants de mon silence,Saintement, lentement placés,Vers le lit de ma vigilanceProcèdent muets et glacés.Personne pure, ombre divine,Qu'ils sont doux, tes pas retenus !Dieux !… tous les dons que je devineViennent à moi sur ces pieds nus !Si, de tes lèvres avancées,Tu prépares pour l'apaiser,A l'habitant de mes penséesLa nourriture d'un baiser,Ne hâte pas cet acte tendre,Douceur d'être et de n'être pas,Car j'ai vécu de vous attendre,Et mon cœur n'était que vos pas.     Paul Valery
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04 octobre 2009

L' ARBRE AVEC PAUL VALERY....

Je compose avec les bois flottés. Ils descendent des montagnes, ils nous reviennent des flots, des lacs, de la mer ou des saisons. Avec un soupçon d'imaginaire, je leur redonne vie ou je les accompagne avec des pensées loin de l'inertie, de la solitude, vers la chaleur du foyer et des chansons d'innocence. Mais je laisse Paul VALERY nous parler de l'arbre, de cet être silencieux qui élance ses parures aux ciels, vers Noël, exhortant l'homme à regarder les étoiles du berger, à caresser la tendresse bleutée de l'eau. ( Photo,... [Lire la suite]
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