16 mai 2013

BALLADE - THEODORE MONOD ...

  Paix, ô mon coeur : s'il faut, vers des cieux sans matin, Pour un nouvel appareillage Aventurer ce soir, dans l'ombre, ton destin, Ta cargaison, ton équipage,  Ton âme à la tempête et ta nef au naufrage,  Ton oeil éteint, ton coeur meurtri... Qu'importe ? Si l' Amour a blanchi ton sillage Au souffle vainqueur de l'Esprit.   Sois, ô coeur fraternel, où frémit le divin :  Pour la gazelle un pâturage,  L'eau du poisson, le rouge osselet du devin, La Kâba du pèlerinage,  Et le cloître du... [Lire la suite]
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07 mars 2013

LES " PORCHES DE HIERUSALEM "

  Sous le déchaînement des orages, la foudre,  Au gouffre abandonner la nef, flottant cercueil,  Lâcher la barre, accepter le naufrage, au seuil  De la nuit s'avancer à tâtons, laisser moudre   Aux meules du destin son coeur, voir se résoudre En liquide néant les donjons de l'orgueil,  Au jardin des amours acclimater le deuil,  Offrir son corps aux vers et ses os à la poudre,    D'un sanglant univers écouter les funèbres Et cyniques chansons, au mur de la prison Regarder chaque... [Lire la suite]
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11 décembre 2012

COUCHER DE SOLEIL ... T. MONOD

  L'inexorable Temps au vent du soir emporte,  En ouragan déjà soufflant sur monts et vaux,  Et nos vieilles amours et nos pensers nouveaux,  Avec la jeune fleur la feuille déjà morte,    Le sang trop généreux et la sève trop forte,  Pêle-mêle promis aux glaces des caveaux,  Avec tant de labeur, d'espoirs et de travaux !  Allons... assez traînés... Dehors !... Il faut qu'on sorte !...   Pouisqu'il faut que bientôt et sans sursis l'on meure,  Puisque la nuit descend et... [Lire la suite]
18 octobre 2012

APPAREILLAGE - THEODORE MONOD

  La nuit tombe, le flot s'enfle et le vent se lève, Et le câble se tend et la coque a frémi... Est-ce l'heure, ô Pilote inconnu, mon ami,  L'heure d'abandonner et le port et la grève   Pour l'ultime départ ? Est-ce la fin du rêve ? Si l'amarre, inutile, à ton ordre a gémi,  Bons matelots, larguez ! A mon ardeur promis L'espace va s'ouvrir, sans limite, et sans trêve.   Au large ! vers la nuit, la tempête, et l'orage,  Demain peut-être, ô mon esquif, vers le naufrage... Mais je mourrai... [Lire la suite]
29 mai 2012

CRAS TIBI - THEODORE MONOD ...

  Aux déserts du cosmos aventurer la chasse Sans but et sans gibier qui nous rue au trépas, Aux ronces des sentiers ensanglanter nos pas, Aux sables ignorés poser la vaine trace   Offerte à l'implaccable vent qui tout efface, S'élancer au mirage et céder aux appâts Les plus vils, le clinquant, la chair, l'affreux repas Où ricanent, gorgés, le fauve et le rapace,   Achopper aux cailloux, buter aux fondrières En aveugle, à tâtons, aux nuits empérières, Sans trêve et sans espoir vers un morne horizon ... [Lire la suite]
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17 avril 2012

CREPUSCULE - THEODORE MONOD

  Déjà, la rouge étoile, au ponant basculée, Sur les gisants épars appelle un nouveau jour : Debout ! le vent se lève, et le soir à son tour, De ta peineuse étape, en la nuit reculée, Dira le vain labeur tandis que l'horizon, _ Cailloux noircis, sablons ocreux ou dune rose _ Verrouillé sur sa proie en cercle s'ankylose, De tes élans brisés demeurant la prison. A tes pas ralentis qu'épuisent l'âge et l'ombre Se dérobe un destin las d'être poursuivi : La quête est sans espoir d'un coeur inassouvi, Promis à... [Lire la suite]

06 mars 2012

FLAMME - THEODORE MONOD -

  Brouillards, où retrouver, cette nuit, sur la plage Nos pas qu'un flot vainqueur a jetés au néant ? Vois, le cadavre ailé s'abîme en l'océan Comme sombre le clair lotus au marécage.   Pourquoi, soleils ternis, obscurcir d'un nuage Blanc de l'épithalame et pourpre du péan, Avec le " oui " du saint le " non " du mécréant, L'éclat de la corolle et les feux du plumage ?   Au patient baiser de la vague inlassable Se dissout le granite, et chavire le mont Sous l'usure d'un vent qui le mord et l'ensable. ... [Lire la suite]
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04 février 2012

LE CHERCHEUR D'ABSOLU ....

Au désert, l’heure du thé est un moment de repos, mais aussi une cérémonie. Il faut trouver du bois, rarissime. Préparer le feu. Le premier thé est amer comme la vie. Pour ma part, je n’ai pas trouvé la vie amère, car j’ai été doté de grands privilèges. La vie a aiguisé ma curiosité, mon goût de la recherche. Mon étonnement est insatiable. Le deuxième thé est fort comme l’amour, le troisième suave comme la mort THEODORE  MONOD
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02 février 2012

TERMITIERE - THEODORE MONOD -

  Tout noyé de soleils, Zeus, aux balcons du ciel Penché, voyant flotter le globe termitière, Écoutait, évadé de l'ordre planétaire, Le sourd bourdonnement à l'Être essentiel.   Vers l'impossible dieu montait et le latin Du moine en sa cellule et l'argot de la fille, Les cris du torturé, les sanglots à la grille Du tombeau neuf et les " tu viens ? " de la putain,   Les pleurs de l'enfançon, au bois les hurlements De l'animal chassé, les fracas de l'usine. La plainte et les soupirs du primate en gésine, ... [Lire la suite]
03 janvier 2012

MAREE MONTANTE - POESIE TH. MONOD ...

" Croire quand même, Espérer quand même, Aimer quand même. "   MONOD   Au-delà du Penseur et du Philosophe atypique, Théodore Monod évolue dans les hautes sphères de la Sagesse imbriquant si étroitement sa Pensée, ses paroles dans l'Acte de Foi et de profondes convictions . Une réalité arpentée, sillonnée, enrichie d'Imaginaire et d'Amour qui tend vers la Liberté. Un Homme essentiel, incontournable dont la Civilisation ne saurait se passer. Et pourtant, il nous a quitté et O combien fondamental aura été le passage,... [Lire la suite]