LOIN DU BONHEUR !... M. HOUELLEBECQ

 

JURGA_SCULPTURE_

http://jurgasculpteur.blogspot.fr/

 

Par la mort du plus pur

Toute joie est invalidée

La poitrine est comme évidée,

Et l'oeil en tout conna^t l'obscur.

 

Il faut quelques secondes

pour effacer un monde.

M.H

Un ouvrage remarquable, d'une profondeur et d'une sensiblité qui parfois font mal... Milema_Arte

 

LOIN DU BONHEUR 

Être dans un  état qui s'apparente au désespoir, sans pouvoir cependant y accéder.

Une vie à la fois compliquée et sans intérêt.

Non relié au monde.

Paysages inutiles du silence.

Un amour. Un seul. Violent et définitif. Brisé

Le monde est désenchanté.

Tout ce qui a la nature de l'apparition, cela a la nature de la cessation. Oui. Et alors ?  Je l'ai aimée. Je l'aime. Dès la première seconde cet amour était parfait, complet. On ne peut pas vraiment dire que l'amour apparaisse ; plutôt, il se manifeste. Si l'on croit à la réincarnation, le phénomène devient explicable. Joie de retrouver quelqu'un qu'on a déjà rencontré, qu'on a toujours rencontré, à jamais, dans une infinité d'incarnations antérieures. Si l'on y croit pas, c'est un mystère.

Je ne crois pas à la réincarnation. Ou, plutôt, je ne veux pas le savoir.

Perdre l'amour, c'est aussi se perdre soi-même. La personnalité s'efface. On  n'a même plus envie, on n'envisage même plus d'avoir une personnalité. On n'est plus, au sens strict, qu'une souffrance.

C'est également selon des modalités différentes, perdre le monde. Le lien se casse tout de suite, dès les premières secondes. L'univers est d'abord étranger. Puis, peu à pu, il devient hostile. Lui aussi est souffrance. Il n'y a plus que souffrance.

Et on espère toujours.

La connaissance n'apporte pas la souffrance. Elle en serait bien incapable. Elle est, exactement, insignifiante. Pour les mêmes raisons, elle ne peut apporter le bonheur. Tout ce qu'elle peut apporter, c'est un certain soulagement. Et ce soulagement, d'abord très faible, devient peu à peu nul.

En conclusion, je n'ai pu découvrir aucune raison de rechercher la connaissance.

Impossibilité soudaine _  et apparemment définitive _ de  s'intéresser à une quelconque question politique.

Tout ce qui n'est pas purement affectif devient insignifiant. Adieux à la raison. Plus de tête. Plus qu'un coeur.

§

Michel HOUELLEBECQ

POESIE

Configuration du Dernier Rivage

Pages 357 à 359 - Ed /  J'ai Lu 


12 décembre 2016

SUR LA MER DE L'INTRANQUILLITÉ !...

    SUR LA MER DE L'INTRANQUILITE   Lorsque des nimbes bistres    sur la mer argentées'ouvrent  béants les corridors   le Léthé des siècles milles vitraux aux ciels éblouissants révèlent les vies sans nombres en allées  dont je suis le compagnon L'émoi  par-delà le doute  perce indéfiniment le tain de la nuit obscure   le Message du Sainttandis que sur le seuil de la solitude et des menées montent la grande déréliction    et ses  funestes livrées ... [Lire la suite]
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24 novembre 2016

JULOS BEAUCARNE !...

  DE MEMOIRE DE ROSE    De mémoire de roseOn n'a vu mourir un jardinierSi rien qu'une pauseNe peut vous suffireMadame, laissezLe temps s'étirerEt sans le maudire, patientez,Laissez-vous glisser dans le vent légerPatience, patientez.Si l'amour s'envoleNe t'en prends qu'à toiTu as fui l'écolePour le lit d'un roiSi sa voile blancheN'est plus que brouillardTe pends pas à la brancheDès qu'il fera noirTe pends pas à la brancheDès qu'il fera noir, carGarde tout au fond,Tout au fond de toiUn vide, un endroitDerrière les... [Lire la suite]
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24 novembre 2016

UN PAS VERS LA POÉSIE !...

  Giovanni Antonio Bazzi, dit Il Sodoma est un peintre italien de la haute Renaissance. " ... Il y avait d'ailleurs une beauté cosmique étrangement apaisante dans le paysage hypnotique où nous glissions et plongions fabuleusement. Le temps s'était égaré dans les labyrinthes laissés en arrière, et ne s'étendaient autour de nous que les vagues en fleurs de la féerie et le charme retrouvé des siècles disparus - Bosquets vénérables, fraîches prairies bordées de fleurs automnales aux couleurs éclatantes, et de loin en loin petites... [Lire la suite]
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24 août 2016

POESIE K. GIBRAN

  LHASA DE SELA     DONNE-MOI LA FLÛTE ET CHANTE      Donne-moi la flûte et chanteCar le chant est le secret de l’existenceEt le murmure de la flûte survivraBien au delà de l’existenceAs-tu comme moi fait de la forêt ta demeure et déserté les palais Suivi les rivières et escaladé les rochersT’es-tu purifié de parfum et imprégné de lumièreAs-tu bu le nectar de l’aube dans des coupes sans corpsDonne-moi la flûte et chanteCar le chant est le secret de l’existenceEt le murmure de la flûte... [Lire la suite]
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25 juillet 2016

GÜLTEN AKIN / POÉSIE !...

    Nemrut Dagi - Site -    Musique  Mircan KAYA, pour les Poèmes de  GÜLTEN  AKIN,  grande poétesse Turque décédée en 2015 ; c'est à écouter, absolument !      Par une lamentation nous commençons à vivreAvant de parler nous savons blasphémerSi la moitié de notre vocabulaire est de louangeLe reste est malédictionQuelle cruche se remplitQuelle source coule plus vite que nousLa corde la plus tendue, c’est nousMaisCombien de Job s’ébahissent de notre patienceNos tribus... [Lire la suite]
28 février 2016

D'ENTRE LE LIEN ET LE DICTAMEN !...

  Oeuvre Rachel LABASTIE    http://www.ouvretesyeux.fr/   Dans le monde surfait des lienspléthoriquesle réseau virtuel manque à la tâchedes myriades de faisceaux artificiels tendant à la renaissance de la lumièreoriginelle Piètres vues par trop nombrées du codebarre aveugle Depuis ces nouvelles  ténèbres    le temps et l'espace         que le cristal liquide  initiese confondent    infiniment petitset cadrés    Il n'est plus rien d'autre que l'ombre... [Lire la suite]
02 janvier 2016

J'AI LAISSE MON ÂME ! ...

  Toumani DIABATE - KORAFOLA       Merveilleuse Kora  Horizons cristallins  Mon puits       Ma source  Vagues   de dunes  Poussières dans le vent  Roses    des sables  Etoilées Me portent vers toi  Sanglots    Ô cimetières de sérénités  Sous la Lune  La Croix du Sud  Agadès  Fabulent sans répit  Le conte fascinant  De leurs nuits   Qui tintent   Hallucinante  ... [Lire la suite]
24 décembre 2015

POUR ELLES !...

  A Vous,  Orion !  quel soleil plus radieux par la nuit éternelle et le Solstice luit et resplendit         DELIVRANCE    Il est nuit Qui s'illuneEt marche avec moiSi claire et si froide Comme Orion au solstice Ta peine est la mienneDepuis cette main tremblée En son âmeQui me dicte Ces humbles strophesSans rime Ni artifice Une compagneSitôt amie Un message suffisent Au jour Qui vous rencontreBien au-delà des champs De la mer Des collines Et nous livreAux rives lumineuses De la... [Lire la suite]
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19 décembre 2015

LE PAUVRE SONGE ! ... A. RIMBAUD

        Peut-être un Soir m’attend Où je boirai tranquille En quelque vieille Ville, Et mourrai plus content : Puisque je suis patient ! Si mon mal se résigne Si j’ai jamais quelque or, Choisirai-je le Nord Ou le Pays des Vignes ? ... - Ah ! songer est indigne Puisque c’est pure perte ! Et si je redeviens Le voyageur ancien, Jamais l’auberge verte Ne peut bien m’être ouverte.  ! Athur RIMBAUD  Vers Nouveaux  
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