UN CHANTEAU DE PAIN ...
Lectrices, Lecteurs,
Passez ce premier Paragraphe qui me rendrait tellement indélicat, inconvenant car il est résolument ciblé, vous l'aurez compris et de cela, je vous prie de m'en excuser. Mais l'acharnement des années qui concourt à sevrer les Petits Enfants des Grands-Parents restent chose inacceptable, intolérable. De ce fait, je ne porte que juste témoignage des affects qui pourraient toucher de si nombreuses familles et les plonger dans la douleur.
( ... )
Les Grands Dadais se gaussent et brandissent incessamment l'argument bas et fielleux du verbe sententieux, jurent au délit de tout ordres et se donnent ainsi bonne conscience après quatre années de séquestration arbitraire ! Ils jugent et décrètent au nom de l'enfance, statuant alors que le faisait la Kommandantur et Vichy, avec l'aise et l'aplomb des - gradés ! Il est vrai que dans certains couples, il n'existe plus qu'une seule famille : la plus forte, hélas ! bassesse et ignominie des rapports de force qui siéent tant aux archaïsmes, aux atavismes, aux Nations qui bastonnent ... Ainsi soit-il ou Yawohl ! et voilà que l'autre moitié condescend à régner sur le maillon faible, n'accordant à son double aucun droit à la parenté ; c'est bien cela aimer à la folie, honorer le rameau et l'icône... Après tout, briser une réseau de liens si proches et laisser sur le carreau, en définitive, une bonne dizaine de personnes, malgré les deuils à répétition... N'est-ce pas de bonne guerre ?
_ "... Tant que ce n'est pas la mienne ", se dit en sourdine, la Bru, circulez, y a rien à voir !... Devant le " mâl ", on ne dit mot ni ne consent ; c'est risqué mais cela passe encore et à toujours, du moins opérons en douceur lorsque le mal agit. Honni soit qui " mâle " y pense !
Ainsi va le bien chez les uns, amoral et immoral, consacrant et arborant dans l'exclusion, l'absence et la privation ; vertus cardinales et théologales obligent pour élever des petits Enfants au pas cadencé et sûr de l'Oubli !
A NOS PETITS ENFANTS
Par nos pas pressés courons la sente
Rejoignons tout là-haut le troupeau
Ouïssez-vous déjà le trille le passereau
Et l'envol palpitant des ramiers
Mille rais et zébrures inondent déjà
Le sous-bois et la haute futaie
Les nichées couvent Les anges volettent
Vêtant chaque cascatelle secrète
Des ailes bruissantes de la brise et de l'ombre
Et monte le plain-chant des bois chablis
Qui n'en irise que plus les fleurs de givre
L'hiver est solitaire La nuit de Noël si proche
Mais hélas Je suis à bord Un songe
Que l'on y sente au-delà des collines
Ce choeur agreste battre la chamade
Un coeur enivré d'absences se meurt
Figé comme une pensée vaincue un pleur
Tombés sur l'aube en averse de rosée
Et mille perles autant de larmes
Ornent arolles et sapins de candeur
Qu'ensemble nous ne saurions trancher
Voici quelques humbles offrandes Sans âge
Mûries à la tendre et pérennelle présence
Aux réminiscences noueuses que lient
Les colères du ciel et l'encens de la mer
Venez tout contre moi petits orphelins
Car de vos Grands Parents vous êtes privés
Sachez qu'entre la source et son chant
Vont ma souvenance et notre exil
On y goûte quelques noix au bord du ruisseau
Mordant au même chanteau de pain
Une seule bouchée de tome une clarine tinte
Nous dirons enfin la quiétude des monts
L'apaisement du cabri et de l'agneau
Qui retrouvent d'entre toutes
La mère à l'enclos Fussent-ils à Noël
Que cette évocation tel un conte votif
Se joigne aux joyaux de l'âme et à la paix
A tout ce qu'il vous sera donné d'embrasser
Voyez et recevez ce message Livrée des flots
Il participe du même et vaste élan de l'amour
Qui meut d'un commun accord les mondes
Je suis là prés de vous et n'aurais dans ma hotte
Que ces mots égarés des abysses de l'absence
1 ère Écriture 21.12.2012
Pensées et Lectures à nos 3 Petits Enfants ! En guise de Carte et de présent, à nos Trois Petits Enfants, ce Tableau de Marc Chagall qui vaut tout l'or du monde
§


