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MILEMA ARTE
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LE CHANTAGE AUX PETITS ENFANTS !...

 Je vous présente FRIGG ET WÖDEN 
Ils vont par deux 

pour ôter à leurs deux jeunes  enfants
depuis sept ans 
leurs grands-parents
ainsi les endurcissent-ils
en  ce bas monde de rustres
Ils vont par deux 
pour nous rappeler 
ce que le Ghetto
infligeait à l'enfance 
L'absence la séparation 
la séquestration
l'ombre de la mort vivante
Le regard froid des camps
pour unique commandement
Ils vont par deux impunis
et fiers de leur forfait
s'affichant sur les réseaux 
avec ce que leur auront transmis
les aînés et ainsi pavanent
en glissant sur l'aisance
la suffisance des arrivés
à genoux
Ils excellent dans l'art de la comédie
de la manipulation
ainsi de leur entente immuable
face à la mort d'un parent
ne daignant pas accompagner 
la douleur et le chagrin
Ils vivent à trois lieux du foyer
et mentent aux petits enfants 
qui auraient souhaité 
faire une halte
chez leurs grand-mère

leur grand-père 
recevoir ce supplément d'amour 
à part si rare pour celle et celui 
jadis qui en furent privés
à l'autre bout de la planète
Ils vont par deux méprisant 
la maladie d'une mère
gravement atteinte
arguant et criant au chantage
afin de ne rien concéder 
à la compassion
Ils marchent à l'amble
épousant les contours torves 
du mensonge et ricochent 
entre menterie et comédie
se reconnaissant l'un dans l'autre
comme un seul
afin de se regarder le matin
en con-science
 redoublée
psychée sans tain oblige
où ils s'égarent à l'envi 

Ils épousent tous les ans 
ces bons voeux qu'affectent 
les relents d'une lâcheté 
sans pareille dominant
de la taille des grands dadais
leur progéniture soumise au diktat
de l'intransigeance
et que  trompe l'éphémère étrenne
Il vont par deux cultivant 
les sillons de la méchanceté
car s'en prendre à la candeur 
à l'innocence pour régler des conflits d'adultes
signifie chantage aux petits enfants
pour les grands-parents
et pour les victimes 
l'odieux verdict  la sentence
inommable de la cruauté 
Alors ils courent par deux 
pour mieux échapper à la vérité
qui les talonne
enfonçant le clou indolore
qui eût habitué  les petits
insensibles qu'ils seraient devenus
à la douleur du silence éloquent de la soumission
avec force absence privation
au terme de l'oubli
dussent-ils en briser le lien des racines
et du coeur

Chez ces gens-là
Madame Monsieur

on n'aime pas  on aime plus 
on domine le culte 
A FRIGG et WÖDEN 

Robert_DOISNEAU_



PALESTINE 2014

LETTRE OUVERTE - PETITION A MONSIEUR FRANCOIS HOLLANDE
NON AU GÉNOCIDE PALESTINIEN ...




Monsieur,


« L’indifférence, la pire des attitudes », disait Stéphane Hessel 
Je rajouterai la tromperie et le mensonge....

En effet, voici la teneur de ce 59ème engagement, lors de votre candidature à la Présidence de la République.
 (...)
 " Je prendrai des initiatives pour favoriser, par de nouvelles négociations, la paix et la sécurité entre Israël et la Palestine. Je soutiendrai la reconnaissance internationale de l’État palestinien ». 



En acceptant, par votre soutien inconditionnel et cette allégeance aveugle à un pays étranger qui viole depuis une soixantaine d’années les principes de droit international les plus fondamentaux, vous contribuez à importer la guerre à l’intérieur du pays qui vous a élu Président
Votre complicité  avec l’État sioniste se double d’une soumission absolue envers ses représentants en France.


 Au point que :

    VOUS  PRÉSIDENT, autorisez  des parlementaires franco-israéliens ( conseillers de Benjamin Netanyahu ) à se revendiquer publiquement sionistes, à émettre des propos monstrueux qui relèveraient - en tant normal - de condamnations graves au pays des droits de l'homme

VOUS PRÉSIDENT, autorisez le départ de jeunes français bi-nationaux - dont beaucoup  mineurs - à s'engager auprès de l'armée " Tsahal ", celle - là même qui massacre les civils palestiniens ...Dois-je vous rappeler les déclarations de M. Liberman, Ministre des affaires étrangères israélien ( homologue de M. Fabius ), sioniste, Je cite "  la destruction de Gaza est une bonne chose..."

VOUS PRÉSIDENT , autorisez que  La France subventionne à hauteur de 66% des sommes versées, des réductions d'impôts pour des dons à l'armée Israélienne... Les soldats de Tsahal qui tuent et massacre la population de Gaza.
 L’outrance de ce type " d’opération humanitaire", son montage économique est scandaleux. Sur son site internet, l’association - Tsidkat-Eliaou pour ne pas la nommer -   met clairement en avant le remboursement par l’état français de 66% de la somme donnée afin de soutenir l’armée israélienne. Un remboursement via déduction d’impôts possible par l’obtention d’un reçu CERFA. L’action de ces « bénévoles courageux » ne se résume pas à aider les nécessiteux de la ville sainte,  mais participe aussi à fournir des douceurs aux soldats israéliens pour les soutenir dans l’épuration ethnique des Palestiniens...

VOUS PRÉSIDENT , accréditez l'idée que cette guerre serait menée par deux armées qui combattent l'une contre l'autre. Le fait même de renvoyer dos à dos l'occupant colonisateur israélien avec les palestiniens, comme vos propos tendent à le suggérer, est démagogique.
Non monsieur, ceci n'est pas une guerre mais un génocide qui se déroule sous vos yeux , sous nos yeux.

 La Palestine est sous occupation depuis 1947, sous blocus depuis 2006...Israël fait fi de toute considération humaine et de droit , nie la légitimité des palestiniens à vivre librement dans un État normal, justement partagé, aux frontières sûres et reconnues. Devant  des milliers de morts Palestiniens ( voir précédents massacres ),  la destruction d'une économie et l'éradication d'un peuple, vous nous soumettez le mot qui fait peur : TERRORISME...Il fut un temps où en France, les résistants étaient nommés des terroristes par l'envahisseur nazi... Ils étaient armés et provoquaient des attentats meurtriers ...Aujourd'hui, de par vos fonctions, vous fleurissez les tombes de ces terroristes qui se sont battus pour sauver la France...leur pays... votre pays ...Voyons Monsieur Hollande, nieriez- vous le droit des palestiniens à se défendre, à revendiquer une indépendance si chère payée durant plus de soixante ans, à résister devant des envahisseurs inhumains qui n'hésitent pas à tuer toute une population civile ...?!! Une armée d'occupation qui commet de tels actes a perdu toute légitimité ; elle n'est plus qu'une puissance d'humiliation, de torture et de mort...
Vous nous soumettez également les victimes israéliennes qui sont à 98% des soldats de l'armée, une des plus puissantes au monde ! La quatrième il me semble...et régulièrement réapprovisionnée en armes de toutes sortes par les USA...!  Je ne peux que constater qu'il existe des morts propres et des morts sales, des morts que l'on regrette et des morts qui puent !!! Cela s'appelle de L'APARTHEID  ET DU RACISME Monsieur ...! La stigmatisation des palestiniens et la haine des populations arabes

Permettez-moi de  citer un homme que vous avez dû admirer lorsque vous possédiez encore un idéal : Nelson Mandela , " « L’ONU a adopté une position forte contre l’apartheid, et avec les années, un consensus international s’est constitué et a contribué à mettre fin à ce système injuste.  Mais nous savons bien que notre liberté est incomplète sans la liberté des Palestiniens. »

Notre solidarité avec la Palestine n'est pas une renaissance de l’antisémitisme comme l'évoque lamentablement une propagande gouvernementale française, c'est une lutte pour la paix et la justice, n'en déplaise au lobby sioniste ...


 Au côté de Mahmoud Abbas vous avez déclaré " « Je ne cherche pas un équilibre, une espèce de parallélisme des formes. Ce que je fais en Palestine, ce que je fais en Israël, c’est être utile. Ce n’est pas simplement évoquer des principes mais être utile. Il ne s’agit pas de faire plus pour les uns ou plus pour les autres, mais de faire plus pour la paix» 

Donc deux pays en paix, dont un, prison à ciel ouvert  ! Cela vous agrée Monsieur ?

Propos  frileux qui ne vous engagent en rien ...

Non monsieur, vous n'êtes pas utile ! Vous participez, de par votre partialité et votre " amour  " pour Israël - je vous cite ! - à ce que la France soit un relais docile de la propagande d’État israélienne.  Par votre désengagement , ce lourd silence et la non-application de votre promesse électorale,  vous entraînez votre peuple dans une guerre de civilisations, de haine et d'inhumanité...Vous participez vous et votre gouvernement, à importer cette violence que vous passez sous silence ! 

Jean Jaurès, dont nous célébrons le centenaire de l' assassinat, aujourd'hui, aurait certainement fait partie des gazés de la manifestation Parisienne...

Hélas, Monsieur Hollande, vous avez spontanément choisi le camp des néoconservateurs, un léger relent de la SFIO de Guy Mollet 

Hélas, Monsieur Hollande,  vous tournez le dos à l'espérance et à l'humanité, égarant ainsi ceux qui vous ont fait confiance. 
Le décompte quotidien et morbide des victimes palestiniennes ne me permets plus de vivre sereinement ... et plus jamais désormais  ! Et  vous ? 

C'est pourquoi je vous dénie le droit à utiliser le vote que j'ai déposé dans une urne un matin d'espoir... Je le reprends, fictivement certes, mais il n'appartient plus à un président en qui je ne fais pas confiance...J'espère simplement que beaucoup me suivront dans cette démarche...

L'histoire honorera un jour le martyre et le génocide du peuple  palestinien, et l'on enseignera certainement dans le détail aux enfants du monde, les niveaux de responsabilité des béligérants et de leurs alliés.

L'histoire retiendra certainement votre nom Monsieur Hollande, certainement !
Aux côtés de celui de Benjamin Netanyahu et de ses alliés, vous aurez perdu votre âme !


Pour terminer, cet extrait d'un des plus grands poètes arabes de notre temps, palestinien de surcroît -Mahmoud Darwich dont le nom a été attribué à une place de Paris -  cette citation tiendra lieu de formule de politesse Monsieur...

" Ils ont volé ma terre, brûlé mes oliviers, détruit ma maison, pris mon eau, bombardé mon pays. Ils ont tué ma mère et nous ont affamés, mais tout est de ma faute puisque j'ai répliqué en leur envoyant une roquette. Et donc ils ont pris encore plus de ma terre, brûlé mes oliviers, pris mon eau,bombardé mon pays, tué mes enfants ... "

PALESTINE 2014




Caroline Mennetret

!!!

Pages
L'ESPACE MUSIQUE !



Nous tenterons de voyager  un peu
à travers toutes ces évocations musicales
diverses et si variées des  Musiques du Mondes ! 
Des Artistes remarquables ne laissant jamais 
de porter les messages sans frontières du coeur
et de la fraternité.
Les cinq continents, bien au-delà, des tribus encore
des peuples à l'orée d'un inéluctable déclin
nous transmettent l'expression d'un art 
remontant des âges sans écriture ! le rythme, la danse 
la transe, l'onde chamanique percutant de plein 
fouet ces vagues de sang versées à l'aune 
de la modernité
!
MILEMA_ARTE 
21 novembre 2016

LA PIROGUE ET L'AMULETTE !...

 

DSC04758

 

NOS ANNÉES GABON AVEC JEAN-PIERRE // EXTRAITS PLUS BAS

 

 

A  Joss et à Jean - Pierre, mon Ami 

Voici l'esquisse
d'une nouvelle, très gabonaise, à l'orée de la vie authentique,
d'une seconde naissance, depuis les brumes d'un songe exilé ...
Un balcon, une vire qui se méritent entre fugues et bac philosophie. 
Des heures de sèches mémorables, toujours punies de travaux
d'intérêt collectif ; et quelles corvées innommables, 
dans les bas-fonds d'un lycée africain, dont je tais les détails,
juché entre la brousse Librevilloise et l' Estuaire glauque des crues !
Enfance particulière, brinquebalée d'un pays à l'autre.
Alors, à l'enfance qui sommeille de plus en plus en nous,
au souvenir qui toise et se moque du temps pressé
d'en découdre avec la matière et l'éphémère !...
Assez de digressions, rejoignons les champs ivres de chants
ces années fleuries, enfouies quelque part, que la silve
primaire comble de  poésie. Aux adolescents de toujours !

 


LA PIROGUE ET LA PETITE AMULETTE

 

L'amulette aura été fabriquée alors que nous parcourions,
l'Ami et moi,
les pistes et les rivages somptueux du Gabon,
il y a si peu de temps, quelques quarante cinq années !...
Signes d'un poisson qui se retrouve enfin,  après tant
de cauchemars, de péripéties, d'écueils, avec lui-même  ?

Je vous réponds donc depuis ma deuxième naissance,
très africaine ; la toute première fut marocaine.
Là-bas, vers l'Equateur géographique, le Gabon !
Qui l'eût un jour imaginé, entrevu ? Hasard ou nécessité ?
Une pièce rare de l'immense puzzle continental africain ;
j'y vécus autant d'aventures extrêmes que de folies
éminemment justifiées, incontournables. Paris sur l'existence !
Âme oscillant entre deux hémisphères,
qui planerait encore volontiers
vers la terrible ligne de convergence intertropicale
où naissent les tempêtes. Les  grains interpellent
l'histoire, la Traite infâme, l'esclavage en route
vers les Amériques qui bâtit le nouveau monde
en saignant, en versant toutes les larmes
du chant noir de la désespérance, des racines tranchées...
Et le Vendée Globe fuse, sans se retourner sur les forfaitures 
 qui jalonnent la douleur des mondes vrais  à jamais séparés  !

Les vents tirent fort au large. Les pirogues évitent
sur leurs amarres, pointent une dernière fois
le rivage perpétuel de leur étrave colorée.
Craintes sur les petits bancs de l'esquif ancestral
redoutant toujours le Pot au Noir dont on tait
le funeste sort réservé aux captifs rebelles
que l'on embarquait de gré ou de force,
à fond de cales, enchaînés puis malades ou de trop,
jetés par-dessus bord suivant les conditions du périple
à destination des îles du Golfe du Mexique.
L'Océan garde, insondable mémoire, le goût amer
des inhumanités  et du parjure, de toutes les trahisons.

Et pourtant !  Étranges appels que ceux des grands espaces, du sacré. 
A la rencontre des peuples de l'eau, du feu 
et de la forêt, d'une nature subjuguant l'illusion,
le mirage. Par les étendues infinies de la côte et des bois dérivants,
nous allions à perdre haleine, confondus, tandis que  nous
longions, l'Ami Jean-Pierre et moi,
une infime partie des rivages africains, tant de splendeurs
ainsi révélées, à bout de bras, de détermination ...!

Je demeurais à Libreville de l'âge de 14 à 19 ans,
grandissant entre l'émerveillement et la découverte.
C'est aussi sous ces latitudes que je devins citoyen
des Mondes, auxquels je voue un profond respect.
Je fus  conquis par une diversité qui
n'aurait d'égales que la vérité et la liberté réunies
autour d'un noble et même dessein de vie, de faits
remarquables, là-bas,
tellement prégnants, vitaux, parfaitement aboutis ...

Plus encore qu'une pensée, la vôtre, comme un geste
qui côtoie et ravive ce quelque chose réfugié en moi,
il y aurait déjà si longtemps,  qui demeure, tout autant immédiat.
Une attention qui inspire cette prose, pour un exil
un tantinet poétique, un tout tourmenté
bien souvent par ces questions sans âge
qui éclairent en définitive les chemins de l'existence.
Du fond des solitudes azurées
qu'il m'arrive d'emprunter avec émois,
tout en prenant de l'âge, renouer avec le passé
importe peu. Mais de recouvrer
les dimensions de l'instant numineux dont je fis
vers ces contrées d'exceptions,
le seul credo qui vaille nos détours et les risques
encourus de l'oser mettre en pratique...
Aucunement nostalgique, j'écris ce texte, comme il importe
de s'abreuver à la source du réel faisceau de la récompense,
non évaluable, juste tangible,
jamais quantifiable ou éphémère, qui nous gratifiait !

Quête d'inconnu, rejet du conformisme, du dressage primaire,
fascination de l’imprévu,
goût de l'improvisation maîtrisée, toujours est-il que ces élans
bien ancrés me définissent. Ils me ramènent
sur les berges lointaines de l'estuaire, du fleuve Kango,
vers la pointe Pongara et, plus au sud, le phare de Gombé.
Une pointe, un cap mythique où nous nous affranchissions,
l'Ami et moi entre audaces et aventures
initiatiques totalement irraisonnées .
Terres de désolation ou de dive complétude qui nous eussent
tellement fascinés et rapprochés de l'essentiel,
des habitants de ces contrées uniques et merveilleuseusement adaptés.

Vers le Nord - Ouest de Libreville, les Caps Esterias
et Santa-Clara. Destinations vers lesquelles deux intrépides
faisaient leurs armes d'apprentis-marins-pêcheurs. Ils y
délimitaient un terrain de jeux résolument dangereux,
dont les dérives relevaient de l'insolence et de l'impudence
juvéniles ... Mais aujourd'hui, je sais combien tout ce qui
échappait à la conscience se réfugiait à l'intime inexpugnable
de soi, en esprit, unitivement ...

Une pirogue gabonaise taillée à l'herminette, dans la masse,
naissait sous les badamiers et les filaos du bord de mer.
Issue d'un seul tronc, comme par magie,
la sculpture prenait forme sous nos yeux ébahis.
C'était là l'ouvrage habituel d'un un vieil homme, mené
dans la parfaite égalité des heures du jour et de la nuit .
Un sage, le visage bistre foncé, buriné, véritable icône
des latitudes équatoriales, de l'Afrique dite Noire,
s'affairait, inspiré par le chant des vagues et des oiseaux !
Il tenait, pour son très jeune ami blanc, la promesse
qu'il lui avait faite, avec une touchante application.
Telle était l'expression de ces richesses que l'on aune pas
aux vues de l'éphémère, à l'argent, aux besoins futiles
d'une adolescence expatriée, plus soucieuse
de se cramponner aux modes, aux clichés en cours
et prisés de la lointaine métropole.
Aussi avions-nous accepté ce viatique avec une joie
indéfinissable !
Griller nos premières cigarettes près de lui,
s'émerveiller de la précision de ses coups portés
au bois tendre, le vol des copeaux d'okoumé sur fonds
de grandes marées, de chasses, le chant fredonné
des piroguiers valaient alors gages d'un savoir
ancestral immuable.
Voilà qui exaltait l'existence des deux " petits
blancs d'Afrique ", dès lors investis à bord
d'une embarcation très couleurs locales !

Mue par un très vieux moteur, révisé pièce par pièce
en présence de l'Ami Jean-Pierre, la pirogue devint
un merveilleux outil d'exploration du pays et de randonnées.
Nous découvrions les rivages d'une terre livrée
aux barrissements des éléphants, à l'errance bruyante des phacochères.
La litanie de la longue houle, l'Atlantique Sud
berçaient nos folies nocturnes, à quelques
milles de la côte sauvage plongée dans l'obscurité. 
Les animaux de la brousse entonnaient le chant de la canopée.
Le choc des billes de bois qui s'éperonnaient, soulevées
par les épisodes de marées, tonnait, emplissait les lointains.
Et la pêche à la daurade commençait, une fois à l'ancre,
immobilisés, suspendus que nous nous trouvions
au-dessus d'un imposant plateau sous-marin...
Quelle trace infime dans le ciel
des créatures marines se mettait alors à danser
parmi les étoiles, au clair de lune bienfaisant !
Comment l'imaginer sans craindre le pire,
lorsqu'en dessous croisaient de très gros poissons ?

Et quand  le moteur ne s'imposait pas,
les jours sans le sou, il fallait descendre l'Estuaire,
au rythme du jusant pour revenir avec le flot,
à la force d'une simple pagaie mouvant sur de longs bords
la lourde pirogue et son chargement de fortune.
Les ampoules s'en prenaient aux doigts, à la paume
des mains rendue à vif, quand ce n'était pas une crise
de paludisme ou de " Dingue " qui terrassait les braves,
tapis sous le roof, au fond de la pirogue, baignant dans le jus
d'aloses, ( grosses sardines des estuaires ),
la mèche de cheveux naturellement laquée et collée
au front par les baves poisseuses du butin,
la tête reposant entre la raie pastenague et le rouge
du Gabon dont il ne convenait pas de croiser le regard vitreux !

Une fois en mer, le vent de terre sollicitait fortement l'unique
amarre que nous observions avec inquiétude. Le filin
plongeait profondément en emportant le faisceau phosphorescent
du plancton qui l'entourait. Vertiges ondés de la cécité  !
Allait-il se rompre, allions-nous chasser et ainsi
nous perdre au large ?
L'émergence de la vie sous-marine,  
dans toute sa splendeur irradiait le monde du silence.
Soudainement, des bruits étranges
surgissaient ; nos regards se croisaient, à peine visibles,
d'une extrémité à l'autre de la pirogue,
dans la pâle lueur tremblée de la lampe à pétrole. Une masse
mouvante se signalait à la surface en abandonnant un
imposant remou, un bruissement qui écorchait la nuit.
Nous prenions conscience des profondeurs
qui distançaient du rivage, comme des dangers de la barre
qui nous eût définitivement absentés en cas de retournement...
Une redoutable zone de rencontre entre les eaux limoneuses
de l'estuaire et le flot des vagues de l'océan ; Il reprenait ses droits,
sur une mer hérissée, fantomatique, au gré des courants,
lorsque la pirogue volait et ne tenait l'équilibre et son cap
qu' en fusant de crêtes en crêtes d'écume. Elle s'appuyait  
en sautant  d'une  vague à l'autre,  souvent invisible...

Au petit jour, il fallait rentrer, naviguer au diapason
des coups de pagaies redoublés de nos compagnons
pêcheurs togolais et guinéens. Des marins aguerris
qui glissaient entre lames et rouleaux, au ras de la dune.
Nous les regardions manier avec art leur coque effilée,
pour ne pas chavirer. Leçons de choses,
sciences appliquées, dynamique des fluides !
Une joie intense allait l'amble des vagues qui
déroulaient en soulignant un épais cordon lagunaire,
au sable de lune étincelant de clarté, immaculé !
La nuit avait été vaincue, devenait un intervalle
désormais palpable,
dépossédée de toutes les peurs de l'enfant.
Mais de l'Océan, à la fois craint et fascinant,
indéfinissable, immensurable, maître de tout,
seul référent à considérer à l'orée du sacré,
qui octroyait et rendait à chaque fois la vie !
Qu'en était-il vraiment, comment, pourquoi ?

Nous en étions certes revenus, depuis la veille
au soir, après tant d' heures passées à bord, sans étoile.
L'orage équatorial accourait de si loin, avait une fois
de plus épargné le frêle esquif qui roulait.
Chaque échappée revêtait son lot d'insouciances !
Mais nous demeurions au-delà de tout, Un, unis
d'un bout à l'autre de ces aventures extrêmes,
acteurs autonomes, choisissant de n'avoir gardé à bord
que quelques paquets de biscuits ; frugal repas !
Ainsi d'opter en définitive pour le crin de pêche,
le mélange énergétique qui menaient tout droit
à la concrétisation de riches projets, réussis et
formateurs à souhait.
Concevoir dès lors le cours de nos évasions, indéfiniment,
hors du cadre et de l'habitude, devenait l'unique
possible qui eût valu autant de préparatifs et
d'engagements.
Évoquer la survie eût été impossible, gênant,
une entrave ; nous nous oubliions, impliqués
dans les méandres de l'action,
une action rétive à toutes les formes de l'angoisse...

Il importait de progresser ; dépasser l'épreuve,
tendre vers quelques harmonies que nous sentions
à portée de la main, là où la mer rejoint le ciel,
où le temps fluctue ainsi que toutes hypothétiques
visions de la naissance de l'univers, des exoplanètes.
Certes, le nôtre était comme circonscrit,
soigneusement marqué sur la carte marine de l'époque !
Un cercle d'actions qui valait tremplin
pour une acception, une interprétation des mondes
qui ne souffrait plus d'artifices. Limites et marges de
manoeuvres qui abandonnaient une profonde empreinte
au plus intime de l'âme, douloureuse et apaisante
à la fois. Voie certainement initiatique.
Une empreinte à qui je dois bien souvent le fil
de ces mots, errant, comme éperdu
par le filigrane des pensées abandonnées au sillage,
tel un corps mort qui vous rive au port de fortune,
en cours de route, un dernier accord !
Nous laissions tant de joies à la dérive,
par-devers toute appartenance, tout modèle
qui un jour allaient brider, grimer l'horizon,
grevant durablement notre imaginaire audacieux ;
Des horizons dont on se dit qu'il peuvent être devant,
derrière soi, mais jamais figés, intemporels,
à la semblance immémoriale de la mer, de l'océan.
Un océan de souvenirs, d'images, de sourires
bons et joyeux, ceux de l'Ami, des hôtes
qui nous abritaient lors des pluies
diluviennes, à la saison humide, dans leur petit village
de huttes, de toits de tôles ondulées qui défiaient
la tornade et qui exaltaient le tumulte des averses
zébrées d'éclairs.

 

Lors de toute évasion, à court d'eau potable,
l'instinct guidait ses ouailles vers les tonneaux
de fers rouillés qui avaient recueilli les déluges,
les averses de la nuit équatoriale.
La chaleur était mordante et la soif obsédait, 
lancinant les papilles, gerçant déjà les lèvres.
Nous chassions alors les insectes qui nageaient
à la surface du gros fût pour y plonger la tête
toute entière, pareils à l'assoiffé au désert !
Quelle délectation que cette eau juste buvable,
un peu saumâtre, régulièrement renouvelée,
sur fond de liquides suris ! Instant de bonheur,
tourment étanché, nécessité enfin dépassée !
Vers la mer, allongée sur le banc de sable,
la pirogue rassurait, resplendissait.
Elle reposait sur deux billots de bois ;
la lumière était aveuglante, le soleil dardait
des rayons blancs aux reflets acier.
Qu'entreprendre d'autre sinon
dresser une tente improvisée aux côtés de l'esquif
providentiel, entre la lourde coque inclinée
sur son flanc galbé et les bords d'une vieille toile
de coton déchirée, maintenue par quelques bâtons
plantés dans le sable crissant, brûlant.
La nuit, une moustiquaire percée tentait de
prévenir les attaques des insectes voraces, des crabes ; espèces rares,
mutant au gré des saisons, de l'intensité des touffeurs
pesantes qu'exhalait la mangrove toute proche.
Pendant le sommeil, à la faveur d'une légère brise de terre,
les fours à poissons fumaient les chairs blanches
du dernier butin, soigneusement découpées en de larges filets,
lentement, jusqu'au lever du soleil.
Tant que la brise ne renversait pas, les senteurs
de la cuisson aiguisaient sans frein l'appétit féroce
des intrépides. Le village y  veillait, tout proche, rassurant.

Les péripéties dansent dans ma souvenance ;
où suis-je, qui suis-je, de quoi demain sera-t-il fait,
pourquoi ici, maintenant, seuls au-delà
des rivages du Gabon, vulnérables et
immortels à la fois. Nous aurions osé, risqué la mise
de l'émotion, de la mort, d'un espace-temps
dont il nous semblait parfois contrôler les flux
d'une énergie surnaturelle, indéfinissable ?
On se pose tant de questions à cet âge, en mer,
lors de cette transition primordiale qui de l'innocence
à la réalité est sensée ouvrir les bonnes portes !
Et c'est avec les années, le recul, le manque, la punition,
cette absence qui distance, que mûrit et s'organise
la frontière entre l'imaginaire et le réel, un pont qui
de l'un à l'autre permet de rêver sa vie,
avant que de la perdre un peu en se rangeant,
en se raisonnant à l'abri des lumières de la grande ville,
par trop de promesses galvaudées.

Tout est-il déjà écrit qui me vît avant, explorer les scènes
d'une autre dimension dont j'eusse été le promis ?
En aurait-il été ainsi, après mon retour du Gabon,
là où j'ai certainement laissé mon âme, suspendu
entre une histoire et sa probable genèse, le dénouement
inscrit quelque part, qui se doit d'être ou de mourir,
avec moi, en quittant ces havres qui furent les nôtres ?

Un masque Mpongwé, une poupée africaine :
quintessence des arts premiers ! Mystères de la sylve
 immensurable, de la mémoire
ici encore si vivante, prépondérante !
Une pirogue, la forêt dense et sa haute canopée,
tant d'essences musquées aux grains carmins et
ocres, le bois omniprésent, les milliers d'oiseaux multicolores
dont certains parlent si bien,
que l'on capture et vend jusqu'à leur disparition !
Le regard de ces femmes et de ses hommes vêtus de toutes
les couleurs de l'arc-en-ciel,
les marchés aux poissons et les criées mémorables,
délicieusement animées, les fabuleux palabres devant les étals,
le rire intarissable des pêcheurs, je ne laisse plus
de rappeler à moi ces moments de dents blanches, de sourires  et de pagnes bigarrés 
d'une rare intensité, d'échanges, de partages.
Car il faut bien aussi vous dire que nous étions
de la grand-messe de l'Océan et de l'Estuaire
en vendant notre poisson ! Prix battant toute concurrence.

Il importait plus que tout de réamorcer le prochain
séjour en mer. Renouveler les crins épais, hameçons et
filins de bas de ligne, l'imposant lot d'aloses,
ces réserves d'appâts que nous emportions
dans une glacière remplie de pains de glace pilée,
le mélange pour le moteur et la nourriture pour
deux ou trois jours à emporter, le pétrole de la lampe
tempête, unique fanal à bord qui eût prévenu l'abordage !....
Ainsi, respectueusement de calquer les préparatifs
en fonction de l'alternance des marées,
des périodes de chaque lunaison, de la saison sèche ou des pluies.

Les réserves de carburant embarquées limitaient
le rayon d'action, épargnant la raison, le bon sens.
Nous serions-nous aventurés très loin, Port-Gentil, peut-être ?
Si la pirogue avait été plus spacieuse :  certainement ...
Pour y avoir si souvent pensé, combien étions-nous déçus de renoncer au périple,
dépassés par les contingences matérielles, les exigences
de l'aventure sans concessions ni compromis qui
pressaient le départ.

Elle s'appelait : " PONGARA ", elle était bleue et rouge,
très belle, comme les ballons, les petites voitures
des enfants. Nous l'aimions.
A l'avant, le guide avait installé un brise-lames
qui lui donnait une fière allure et l'élançait sur l'eau.
De ce poste, on observait, on scrutait l'antre obscur de l'Estuaire
sans être giflé par les embruns, durant la course folle
de la petite embarcation traditionnelle  lancé vers l'horizon brouillé des chaleurs.
Il était impérieux de prévenir toute collision
avec les grumes qui se détachaient des charrois de bois
lâchés en amont du fleuve par les forestiers,
qui dévalaient le large Kango, à la rencontre de l'Océan.
De nuit comme de jour, la vigilance était de mise, s'imposait...

Une Pirogue, une figurine gabonaise qui lui eût aussi valu
statut de mascotte, de porte-bonheur à bord !
Figuration, gri-gri Fang, sûrement, Bapounou ou Batéké,
Mpongoués ? ...
Nous étions jeunes. Âmes généreuses qui se livraient
aux fruits des rencontres, de la toute première passion,
entre une nature originelle et le socle commun
des valeurs humaines que les villageois transmettaient
sans aucune retenue. Tant d'ethnies de la mer et des îles
que les vents joignaient, regroupées autour de villages
aussi propres que beaux, adornés de filets multicolores. Tout y évoquait le labeur
et l'accomplissement de l'essentielle simplicité.
Ainsi, chaque détail avait sa place dans la complétude et l'harmonie
d'un dessein impérissable et chaleureux dont nous étions accords...

 


Je vous le dis encore une fois, à vous qui me lisez ici:
j'aurai écouté, aux confins de ce pays de légendes, le bois qui chante,
le murmure de la source courant sous l'humus épais
des forêts, le silence inquiétant des marigots,
la complaintes des piroguiers
traversant un bras de l'Ogooué,
à Lambaréné,
qui louaient encore les miracles d'un vieux Docteur
épris de vie, de respect de la vie,
investi entre humanisme et mystique. Révélations
d'un exil prodigue et bon à la fois.
Magie de l'Océan et des marées
que la lagune invite, au coeur de la mangrove flamboyante.
Et quand il nous était donné la chance
de croiser le quotidien des pécheurs,
leur village posés sur un croissant d'astre étincelant,
éminemment conçu et entretenu. 
Que d'émotions rejoignaient alors  les langueurs
de l' infinie beauté, tant de solennités !
Un essaim de pirogues égayaient le couchant.
L'Océan nous apparaissait derrière le filigrane des filets.
L'ombre de l'artisan  tissant encore et toujours la chaîne et la trame
de ces jours intemporels

 

...

Pour vous, ce petit texte en guise de modeste nouvelle,
près de ma pirogue, sous le regard énigmatique de la forêt,
de la petite amuluette, désormais fétiches !
Quant au chant de l'Océan,
il m'est encore et parfois donné la joie de le parcourir
avec les puffins, les dauphins, autant qu'il m'en prend l'envie
séduisante de croiser, de mettre le cap sur la Croix du Sud, au terme de la route.

A bord d'une enfance africaine, avec mon Ami, ce brin d'éternité, 

souvenirs

dont je vous offre l'humble et modeste évocation,
avec le coeur des petits nomades - aventuriers que nous
étions ! Deux petits objets que le destin rassemble et lie à l'âme du rêve ...

§

MARIN DE TOUJOURS

En toute première Ecriture et à suivre ..!

Corrigé à 18h30 + ce 27.11.2016 23 h, encore à revoir, sans certitude, aucune ! L'école et trop loin,  " ce qui est important est invisble pour les yeux " ! alors des fautes ... à bord de la pirogue !

 

DSC04759

Ci-dessous, Otor, dans la Pirogue, notre ami et aide de bord très précieux ; il savait nous mitonner de bonnes soupes de poissons. En fait, du rouge fraîchement péché, du Pili pour relever la cuisson dans de l'eau de mer ...  !

C'est Pongara ... Arrivée à la Pointe DENIS, il y a 43 ans ! La Lampe tempête, le brise-lames devant, la glacière au premier plan ; peinte en bleu / vert , à l'intérieur et, rouge / Bleu sur la coque. Juste devant, le cordon lagunaire ; plus loin, l'entrée de la mangrove. Mer calme. 

Arriv_e_sur_Pongara

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Commentaires
M
D'un côté , quelques mots effleurés ! De l'autre, un Océan, l'Initiation, au-delà de la raison sans Dieu !... Et cela, depuis la naissance du jugement, de la rhétorique- scolastique. Et dire que l'ami resté au GABON, que l'école rejetait si vite, devint quelques années plus tard à la tête de la plus grande exploitation forestière du Pays, initiant des procédés révolutionnaires de gestion durable de la forêt, une conception des plus écologique de l'habitat et du bois en tant que matériaux propre de construction ! Leçon de choses essentielles, leçons de vie !
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G
Bonjour Christian et Caroline, comment allez vous. Notre fille Leila m'a transmit votre lien et m'a expliquer les demarches que Caroline avait effectuées pour me retrouver. Merci beaucoup pour cela😇😀👍.<br /> <br /> Ci joint site web de notre société, qui pourra répondrez pas mal de questions que vous allez certainement vous poser. J'espère que vous êtes en pleine forme.<br /> <br /> Mon portable : +24107354704<br /> <br /> C'est aussi mon Numero Wapsap.<br /> <br /> Très heureux de pouvoir communiquer avec vous.<br /> <br /> Par d'autres moyens, nous pourrons communiquer de manière plus confidentielles. Gros bisous à tous les deux.<br /> <br /> <br /> <br /> Auteur : Gallardo • Ce commentaire a été déposé par un visiteur de votre blog.
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J
Quelle belle histoire que l'amour portée à Pongara qui j'en suis certaine, même s'il ne reste qu'une écharde de son bois, se souvient encore de ses deux amis blancs car elle devait surement avoir une âme. <br /> <br /> Une suite s'impose à moi afin d' exprimer plus longuement mon admiration pour ce texte merveilleusement vivant , et en lisant j'avais entre 14 et 17 ans. A bientôt Marin
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  • Témoignages d'une Alchimie, d'une osmose Nature et Culture. Cet Espace voudrait être une Ode à la diversité, à la Tolérance et au respect de la vie. Différences, exaltation des richesses du passé, des savoirs-faire, expressions artistiques et culturelles,
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