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Pello RAMIREZ

 

 

Ultime issue    Pour un Souffle
que rappelle à la vie
l'espace d'un éclair
l'être physique cérébral
si mal dé-nommé

Dernier songe éthéré
à l'orée probable
du partir   Ailleurs
avant que de revenir
Te retrouver

Il n'appartient pas qu'à la mort
de contremander
un rendez-vous    irrévocable-ment
Quand de faillir
à la faveur du destin noué

A l'étrange d'une rencontre
qu'entonne la voix
lointaine
de possibles retrouvailles
Celui qui sait aussi pressent
Un autre âge      quelques illusions
ou paréidolies passagères
qui agréent aux hasards
de Paranoïa        Ô Sagesse

Et c'est le chasme à mes yeux
que me destine   l'Océan des-illusions
d'un regard    d'un sourire
dont l'antienne et l'égarement
en silence
convolent puis distancent
irrémédiablement
Au-delà de tout
d'un rien    futiles

Ainsi de la souffrance
de la joie à devenir
le fou de l'amer   de la tour
d'écume ceinte
emportant avec lui
l'improbable faisceau
de la récompense
ablué de jeunes  lumières


Lorsque l'acte subit
les affres de l'écho
le joug de l'échec
la révélation d'un jeu
âpre et cynique
l'angoisse de l'immobilité
n'est-ce pas déjà mourir
rendre au soleil
de l'idylle manquée l'émail
d'un camée brisé
la sagesse d'un visage
rayonnant en son intaille
de braises

Ô boucles des vents insoumis
qui délivrez une âme
rendue à l'éther
et au chant de l'aile
accordez-lui l'ivresse
de l'éternel oiseau
où vague sans fin
entre les bras de son île
la mâture d'un noble voilier

C'est à bord du chant
de la folie de la musique
libre que j'ai choisi
de voyager au large
de cet impossible lien
que l'encre absinthe souligne
à l'aube d'une rime
quand une larme
à Sagesse se lie
d'amour
j'embrasse la solitude de l'absence
comme l'aure
au petit matin
frise une jolie vague

!

A bord de la Folie -  Marin -  en toute première et sans doute dernière Écriture ! ...