PSYCHES_

 

PSYCHÈS


Et de briser enfin tous les miroirs
d'apparences adornés
qui situent
fussent-ils sans tain
où l'on s'égare
éperdument
Mais de la mer et du ciel
en guise de merveilleuse psyché

Il n'est plus rien  quant à  l'éphémère qui  ne vaut dès lors
que par le jugement d'un regard
d'une vitrine mal léchée

Accordes-toi désormais la pureté des sens
qui nourrissent en choeur  l'émoi   la pensée


Tu y glaneras quelques rivages
d'autres horizons
ces pans d'éternité
que sont l'instant   la révélation   en toute et saine clarté

Partage-les   hâte-toi
ce n'est pas le temps qui presse
mais la guerre   la cabale   que l'on porte
au seuil de la vérité
qui dérange même les étoiles

L'imaginaire est ton puits
Penche-toi     comme on lève la tête
au ciel des constellations sans fards
et ne crains plus de chuter

L'azur te porte déjà     le vent t'exhorte
à chevaucher les nuages d'écume
Ne plus se voir c'est aussi s'oublier
s'absenter d'un monde qui fauche
au plus profond du vide et du silence

D'entre la source et le chemin
il n'y a qu'un pas juste et droit
qui sied à l'aventure   au pèlerin
va où le rêve te mène    au-delà
de la raison      trouve le coeur
des choses       des métamorphoses
l'essentiel d'une rose

Ne tranche pas les racines d'un ciel
dont ici bas rien n'égale la lumière
la poésie      L'ombre des viles menées
va couvrant la terre d'un manteau sombre et glacé

Pâles reflets       échos sourds
que d'arpents de terres dévoyées
l'homme se situe entre galeries et glaces
quand il se fait roi-Dieu      avocat du Diable
en toute foi et tout  honneur argentés

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