FEMME_ROCHER_

Paréidolie

Le visage d'une femme endormie, prise dans l'enroulement de la lave, de ses tresses de laves, à Hawaï, un peu plus près du  ciel, d'une aventure tellement éthérée et planante  qu'elle ne pût jamais toucher terre et chuter... 

 

 

TROP TARD 

 

On ne l'attend pas
qui survient de nulle part
comme se cherchent  toujours                                    là-bas
entre battants et  murs gris
de la prison grande ouverte
les silhouettes  furtives   d'un probable  rendez-vous
sitôt manqué
aux parfums sibyllins d'une rencontre
Alpha    exaltant  le serment d'aimer
par la foi du Silence et de l'Azur    vers Omega


Il demeure                 au détour de chaque  angle mort 
par le dédale  labyrinthique et ses  recoins
partout                 au tréfonds des ombres 
qui fluent       empruntant   le   corridor froid 
des habitudes et de la norme 


Il n'y a pas d'autres choix pour y survivre  
que celui de briller
d'apparaître en se situant
appareillé
comme l'un   con-descend
de le faire     face au cacique patenté
le front prosterné
le regard las d'obéir et de se coucher
irrévocablement résigné


Car ce cloaque dresse les con-sciences
l'une contre l'autre
Et de faillir à la tâche
du devoir
que l'antre commune souille
à l'envi en confondant
l'impunité des sots à la félonie des affidés
que leurs viles menées enferment
dans le mutisme
de sales complots

Mais d'un rendez-vous
hors du temps
et des futilités de la vanité
c'est un peu comme un envol
une quête providentielle
en ses desseins prophétiques
qui s'invite sur les rives de la folie douce 


Alors
puisqu'il convient d'être deux
allons ensemble   tentons l'amble  
du moins       Paranoïa et
Paréidolie     venez
car voici le tribut     le viatique
l'alme récolte de l'ivresse des profondeurs
de tous les maux
que l'on soigne
ailleurs très loin
au terme échu  de la mémoire
et de son chant
très mental
que le sublime entre nous commue
tel l'océan et la lave

On prétend qu'il est des rendez-vous
qui convoquent l'éternité
au-delà de l'union
de raison
du moins de l'éphémère
et de l'illusoire
usant les plis  cassants que l'on feint de ne pas prendre et d'ignorer

 
Mais combien peuvent être prodigues et fertiles
les versants de la déconvenue
où ne règnent plus désormais
et d'un commun accord
que l'absence      ses silences habités
peuplés de solitudes
lumineuses pareilles à l'emprise
de l'étreinte
que l'au-delà consent à la vérité
à la pureté
à la voie claire
qui ne dévie pas

Alors de louer comme on se voue
à l'hermitage
des grands espaces    du grand bleu
Y cultiver le sens et  l'issue  de ces pensers 
qui germent à l'unisson de l'onde
mélodieuse des plus belles vagues
en leurs promesses de rendez-vous
perpétuel
laissant deviner par le filigrane irisé 
et le brocart des lames
les féeries d'un songe prémonitoire
aux contours caressants 
des signes voilés
de ces années qui ne meurent plus en vain
et qui préfigurent depuis l'horizon
l'ineffable   l'indicible révélation
qui nous eût depuis longtemps mariés

Ô rendez-vous      sublime refuge
quels beaux balcons      onirique vire
d'entre le néant et la plénitude
point de rupture   l'harmonie point
en tes radieuses aurores
aux fenêtres de ciels comblées
d'iris bleus   de sourires entées 


Toi qui sèmes à jamais
le chant onirique  de tout un Verbe 
qui eût été partagé   ou uniment  entrevu
outre  la frontière des sens que le commun   hâtivement transgresse
Saches que l'existence    hélas      par-delà l'essence
des infatués et des arrivés
nous aura distancés
puis absentés    l'un de l'autre


Mais qu'importe l'éloignement
quand la semence      au vent stellaire est rendue    qui éclot un jour sur la terre

MARIN - Océanique -  A bord de la Folie, Paréidolie !...